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Quand le hockey arrive en pick-up

Jean-Nicolas Blanchet
Photo portrait de Jean-Nicolas Blanchet

Jean-Nicolas Blanchet

2026-05-22T04:00:00Z

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RALEIGH | Bon. Je dois vous avouer que, pour une énième fois, je me suis trouvé un projet de retraite : habiter sur un golf en Caroline et avoir des billets de saison pour les Hurricanes.

OK, je m’emballe peut-être après seulement ma première expérience à Raleigh, mais je dois vous avouer que c’est difficile de ne pas être charmé par leur façon sud-américaine d’embrasser une soirée de hockey.

Je parle ici de l’avant-match, car, au moment d’écrire ces lignes, le match n’est pas encore commencé.

Si vous ne l’avez pas vécu, c’est devenu une belle tradition dans la LNH : les tailgates des Hurricanes.

C’est très NASCAR ou très football universitaire. Pas de surprise là, on est au paradis de ces deux sports.

Les gens en Caroline ont évidemment importé tout ça au hockey.

La recette parfaite

Ce n’était pas exceptionnel. J’ai déjà survécu à plusieurs tailgates dans ma vie, notamment dans la NFL. Désolé à Éduc’alcool pour le choix du verbe.

Je ne sais pas pour vous, mais j’éprouve beaucoup de plaisir dans des tailgates. Si vous n’êtes pas un fan fini de football, mais de hockey, imaginez comment ça devient un mariage parfait.

Au lieu de se lancer le ballon de football, le monde amène deux buts et joue au hockey. L’odeur est hallucinante. Le soleil plombe alors que tout le monde se rafraîchit sous sa tente avec quelques boissons.

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Oui, on pouvait évidemment trouver quelques fans du Canadien à travers les pick-up, dont Patrick Deschènes, un Montréalais qui travaille dans la région ici depuis plus d’un an.

Jean-Nicolas Blanchet
Jean-Nicolas Blanchet

Portant son chandail d’Ivan Demidov, il profitait de l’avant-match avec ses collègues fans des Hurricanes. Une autre Québécoise avec eux, Judy Meloche, m’expliquait que ses collègues avaient décoré leur bureau aux couleurs des Hurricanes. Un d’eux m’a fièrement montré sa bière Unibroue.

« Dès que Newhook a marqué au match sept, j’ai appelé mon fils pour qu’il m’envoie une photo de la canette de bière que j’avais gardée en 1993 », m’a lancé Patrick en me montrant la photo.

Jean-Nicolas Blanchet
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Go Habs Go !

Un peu plus loin, il y a Hunter Hoffman qui porte le gilet de Caufield avec son ami Brandon Fabro, qui a celui de Carey Price. Le premier vient de Columbus, mais habite à Charlotte, à deux heures de Raleigh. Il est juste tombé amoureux du Canadien depuis 15 ans. « Je ne peux pas croire que je vais les voir en séries. J’ai tellement crié quand Newhook a marqué », me lance Hunter.

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Son ami vient de Plattsburgh et habite maintenant près d’ici. « Quand tu grandis à Plattsburgh, tu es un fan du Canadien pour toujours », m’a-t-il lancé.

Jean-Nicolas Blanchet
Jean-Nicolas Blanchet

Comme à Montréal avant les matchs, j’avais le goût de rester avec tout ce beau monde-là dehors, mais je devais venir écrire ce texte.

Il n’y avait rien d’organisé par les Hurricanes. C’était chacun pour soi et pas dans un secteur précis du stationnement. C’était à la grandeur, partout.

Moi le premier, j’ai souvent regardé le hockey du Sud états-unien avec un peu de condescendance. Comme si le hockey n’était pas à sa place ici.

Le hockey est à sa place, mais différemment. Ça ressemble plus à une fête de quartier. Je ne pense pas que ça jasait autant qu’à Montréal de la composition du quatrième trio, mais ça, c’est juste mon petit commentaire éditorial baveux.

J’ai bien hâte de voir comment ça se traduit dans le langage sud-états-unien, cet amour de « la game ».

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