Qualifications olympiques: l’heure de la dernière chance a sonné pour l’équipe canadienne de water-polo féminin


Richard Boutin
Partager
L’équipe canadienne de water-polo féminin jouera sa dernière carte dans l’objectif de se qualifier pour les Jeux olympiques de Paris à compter du 4 février lors des championnats mondiaux aquatiques qui se déroulent à Doha au Qatar.
Huit équipes ont déjà en poches leur billet pour la Ville Lumière et les deux meilleures formations parmi les autres présentes à Doha iront les rejoindre. Dans son groupe, le Canada affrontera l’Afrique du Sud, la Grande-Bretagne et l’Italie. Les trois premiers de chaque groupe poursuivront leur route dans la ronde éliminatoire. Le premier accédera directement aux quarts de finale.
En préparation pour ce tournoi de la dernière chance, le Canada s’est frotté dans les deux dernières semaines aux Américaines à Long Beach et aux Australiennes à Brisbane, deux pays déjà qualifiés pour les Jeux et deux solides formations. Les six autres pays déjà qualifiés sont la Chine, la Grèce, les Pays-Bas, l’Afrique du Sud, l’Espagne et la France.
Qualifiées à Tokyo pour le rendez-vous olympique pour la première fois en 17 ans où elles ont terminé en 7e place, les Canadiennes présentent un alignement beaucoup plus jeune avec le départ de plusieurs filles à la retraite.
«Aux Jeux panaméricains au Chili et lors des derniers mondiaux au Japon, nos jeunes joueuses ont vu beaucoup d’action et elles ont progressé à grands pas, a souligné l’entraîneur-chef David Paradelo. Si le départ à la retraite de Joëlle Bekhazi était prévu, trois autres filles d’expérience ont aussi quitté. Nous avons vécu une transition aux mondiaux au Japon, mais les plus jeunes ont depuis acquis beaucoup d’expérience. Même si nous sommes plus jeunes, c’est réaliste de croire à nos chances de se qualifier pour une deuxième fois consécutive.»
Un rôle très différent
À Tokyo, Axelle Crevier comptait parmi les plus jeunes de la formation canadienne. Cette fois-ci, son rôle est bien différent. «À Tokyo, je suivais plus l’exemple des plus vieilles alors que maintenant mes performances ont un plus grand impact sur nos performances. Mon rôle est plus défini et mes responsabilités sont plus grandes.»
Ce virage jeunesse a aussi de bons côtés. «Les jeunes apportent une belle énergie et une nouvelle confiance rafraîchissante, a-t-elle expliqué. À Tokyo, il y avait une charge émotive importante en raison de plusieurs années d’échec. La chimie et l’expérience sont moindres, mais la naïveté et l’énergie aident.»
«Au début, le départ de plusieurs vétérans faisait peur et je me demandais où est la base, poursuit Crevier qui a évolué à Barcelone dans un club professionnel la saison dernière. Je vois maintenant du positif. Les filles de mon âge ont pris la relève.»
Un défi plus grand
Le défi de se qualifier pour les Jeux est plus grand cette année pour le Canada qui avait obtenu son billet pour Tokyo en atteignant la finale des Jeux panaméricains à Lima en 2019. Cette fois-là, les Américaines n’étaient pas préqualifiées et il y avait une seule place au Chili. Championnes olympiques en titre, les Américaines ont défait le Canada en finale.
«En 2019, on n’avait qu’à vaincre un pays de l’Amérique du Sud pour atteindre la finale et se qualifier pour les Jeux, a expliqué Crevier. Cette année, on doit battre des pays européens où le water-polo est beaucoup plus fort. La fierté sera plus grande si on réussit.»
De son côté, l’équipe masculine n’a pas réussi à se qualifier pour les mondiaux.