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QFF mise sur la transparence

Photo Stevens LeBlanc
Photo portrait de Karine Gagnon

Karine Gagnon

2021-11-05T09:00:00Z

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Bien des gens ont déconseillé à Bruno Marchand et son équipe chez Québec Forte et Fière de présenter un cadre financier avant l’élection, mais il y tenait, par souci de transparence envers les citoyens.

« On m’a dit que ce n’était pas une bonne idée, que ça pouvait être casse-gueule, que j’étais mieux d’attendre après l’élection, mais je n’ai rien à cacher, bien au contraire : je veux que les citoyens connaissent nos intentions et sachent où on s’en va », a expliqué M. Marchand à l’issue d’une présentation de deux heures hier.

Nouveau venu, Bruno Marchand a offert avec son équipe une présentation étoffée, sur laquelle a notamment planché le chercheur et professeur Jérôme Couture, spécialiste en fiscalité municipale et candidat du parti. 

L’exercice a démontré que QFF a réfléchi avec sérieux à une vision et à des orientations pour la Ville. Les journalistes ont notamment pu en apprendre davantage sur les redevances que M. Marchand entend imposer le long du tracé du tramway, une idée intéressante qu’il est le seul à proposer. 

Le parti estime qu’il s’agit d’une bonne façon de contribuer au financement du tramway, et de tabler ainsi sur de nouveaux pouvoirs octroyés par le gouvernement du Québec à la demande des maires.

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La veille, Marie-Josée Savard avait aussi fait preuve de transparence en présentant son cadre financier. On ne s’attendait cependant pas à de grandes surprises. La dauphine de Régis Labeaume et vice-présidente sortante du comité exécutif a annoncé dès le départ qu’elle mise sur la continuité. 

Mme Savard tient parole à cet égard. Outre des engagements de 1,1 milliard $, dont 387 millions $ pour de nouveaux projets, elle maintient les grandes lignes du cadre pour ce qui est des réserves financières et du paiement de la dette.

Manque de rigueur

L’exercice fait par M. Marchand hier met en lumière le mauvais travail effectué par l’opposition de Jean-François Gosselin au cours des quatre dernières années. En effet, il ne nous a pas habitués à des sorties aussi rigoureuses. 

Son chef de cabinet, Richard Côté, peut donc aller se rhabiller lorsqu’il prétend que M. Marchand est un « produit marketing ». Il n’a aucune leçon à donner, d’autant plus que l’étude sur son contesté projet de métro n’a toujours pas été dévoilée, à deux jours du vote.

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