Publicité dénoncée par Trump: David veut affronter Goliath... mais sans fronde!
TVA Nouvelles
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La décision du gouvernement ontarien de Doug Ford de lancer une publicité utilisant un extrait de discours de Ronald Reagan pour critiquer les tarifs douaniers de Donald Trump pourrait causer plus de mal que de bien, estiment les panélistes du segment «Le Bilan de 12 h 30».
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Jeudi soir, le président américain a annoncé avoir rompu les négociations commerciales avec le Canada à cause de cette publicité.
«Ce n’est pas la première fois que Monsieur Ford fait une initiative qui tourne un peu mal. On se rappelle, il avait mis des tarifs sur l’électricité et rapidement, les provinces fédérales avaient appelé Ford pour [lui] dire: “Non, tu dois reculer”, parce qu’en contrepartie, Trump avait réagi», a expliqué Marc-André Leclerc.
«Est-ce que c’était nécessaire de le faire? Je comprends que certains vont dire: “Il faut montrer du muscle devant monsieur Trump”, mais monsieur Trump, lui, il cherche une excuse pour arrêter les négociations», a-t-il ajouté.
Sa collègue Elsie Lefevbre croit également qu’il s’agit d’un faux pas de Doug Ford.
«La publicité en soi, surtout d’un point de vue canadien, elle est excellente. Mais c’est juste que la stratégie du Canada, ce n’est pas ça. Il y a une semaine, il y a Mark Carney qui s’en va à la Maison-Blanche, puis il est comme “Je t’aime Donald, tu es beau, tu es bon”. Puis là, de l’autre bord, tu as quelqu’un qui, lui, est frustré parce que clairement s’il y a une industrie qui va être affectée, c’est vraiment l’automobile. Et là, lui [Ford], il part en guerre tout seul de son bord. Mais Donald Trump ne fait pas la différence, on est tous dans le même paquet. Donc, c’est sûr que là, on voit l’Ontario qui décide qu’[il] se bat pour [lui]-même, puis qui met dans l’embarras tout le monde, puis surtout qu’il ne s’aligne pas [sur] la stratégie canadienne», a soutenu la chroniqueuse.
Pour Antoine Robitaille, cette situation lui rappelle le mythe de David contre Goliath... à un (important) détail près.
«David, il avait une fronde pour envoyer des cailloux dans le front de Goliath et à l’endroit où Goliath n’était pas protégé. Mais on a beau se prendre pour David, si on n’a pas de fronde, ça va mal! Si on se prend pour David un peu comme monsieur Ford, mais juste en se tapant la poitrine, puis en disant: “On est plus forts que toi, puis on va être forts, nous aussi”... Il y a quelque chose qui ne marche pas», illustre le chroniqueur.
Pour voir l’échange complet, visionnez la vidéo ci-haut.