Après avoir refusé de le faire la veille, le chef du Parti québécois a finalement qualifié « d’inappropriés » les propos de François Legault associant l’immigration à la violence. Mais il refuse de les condamner comme tel en répétant que sa sortie ne pourrait être plus claire.
« Dans son ensemble, c’était des propos vraisemblablement inappropriés et il s’est excusé alors j’en prends acte », a déclaré Paul St-Pierre Plamondon en marge d’une annonce sur les pouvoirs du premier ministre, devant l’Assemblée nationale.
Mais les condamne-t-il? ont demandé les journalistes. « Je l’ai fait, hier et encore ce matin, le mot inapproprié ne pourrait être plus clair », a martelé le chef Paul St-Pierre Plamondon. Je ne vois pas ce qu’il y a de pas clair. »
La veille, il s’était contenté de dire que les propos du chef de la CAQ n’étaient pas clairs et il préférait s’abstenir, comme il le fait depuis le début de la campagne, de commenter directement les commentaires de ses opposants.
Il refusait même de dire si l’immigration pouvait représenter un défi pour la survie des valeurs québécoises, ce qui entretenait la confusion sur les propres convictions du parti.
« M. Legault a fait sa déclaration cinq ou six minutes avant que j’entre en onde donc je n’avais pas le contexte, je n’avais pas pu l’écouter », s’est-il justifié.
Mais il affirme du même souffle que, selon lui, sa réponse de la veille était claire. Il a notamment déclaré, hier, qu’il souhaitait mener une campagne « constructive et responsable » pour tous les sujets y compris l’immigration. Il a invité tous les partis à faire une campagne rassembleuse qui porte sur l’avenir.
Mais encore une fois ce matin, M. Saint-Pierre Plamondon s’est montré évasif quant à savoir s’il considère que l’immigration puisse heurter les valeurs québécoises. « non, je pense que la discussion lors de ces élections-ci est sur le modèle d’immigration et non pas sur les personnes [...] et c’est là que François Legault n’a aucune réponse.»
« Notre but est que tout le monde se sente pleinement québécois et que ça se passe bien », a-t-il ajouté.
Questionné à plusieurs reprises, quant à savoir si le parti condamnait l’association entre immigration et violence, il a répété qu’il s’agissait des propos de François Legault. À force d’insister afin de clarifier si le parti québécois, lui, faisait ce type d’association, il a répondu : « non ».