Protéger une avance: la prochaine étape à franchir pour les jeunes joueurs du Canadien

Jonathan Bernier
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Bâtir une formation qui aspire aux grands honneurs ne se fait pas du jour au lendemain lorsqu’on amorce le processus pratiquement en bas de l’échelle. Il y a différentes étapes à franchir. Où en est le Canadien? De la façon dont il s’est comporté au cours des deux dernières semaines, la gestion d’une avance semble être le prochain niveau à maîtriser.
Contre le Lightning, les Stars et les Rangers, la troupe de Martin St-Louis s’est forgé des avances d’au moins deux buts (trois contre Dallas et New York). Elle a échappé la première rencontre avant de se faire sérieusement chauffer les fesses dans les deux autres.

«Notre groupe grandit. Plus nous nous améliorerons, plus nous nous retrouverons souvent dans ces situations et plus nous serons à l’aise», a fait valoir Brendan Gallagher, après l’entraînement de lundi.
«Car les bonnes équipes, même lorsqu’elles tirent de l’arrière, continuent de travailler. On savait que les Rangers allaient pousser fort. Et que dire des Stars qui ont retiré leur gardien avec six minutes à jouer», a poursuivi le vétéran de 12 saisons.
Gallagher, le joueur ayant le plus d’ancienneté dans le camp du Canadien, souligne qu’il y a une mince ligne entre ne pas prendre trop de risque et demeurer passif. Une ligne qu’on apprend à gérer, une fois de plus avec l’expérience.
«Tu dois être capable d’exécuter des jeux même si l’adversaire applique soudainement plus de pression, même si les défenseurs sont beaucoup plus souvent dans ton visage. Il faut savoir reconnaître ces situations, a-t-il souligné. Tu travailles tellement fort pour te forger une avance. Il faut savoir la garder.»
Régler la température
Être sous pression, sentir constamment le souffle de l’adversaire dans son cou et avoir l’impression d’être congestionné dans son territoire amène inévitablement un vent de panique. Un vent qui peut se transformer en frustration au fur et à mesure que l’adversaire rétrécit l’écart.
C’est à ce moment qu’une bonne gestion des émotions devient importante.
«Il faut savoir régler le thermostat. C’est facile d’être fâché et déçu, mais il ne faut pas céder à cette tentation. Le match continue, alors il faut que tu passes à autre chose», a indiqué l’entraîneur-chef du Canadien.
«Si tu joues avec de la frustration, c’est dur de se gérer en tant qu’équipe. Mais, il ne faut pas le faire en perdant l’émotion. Ça en prend. Il faut que l’émotion et l’intensité soient dirigées dans la bonne direction. Il faut que tu sois engagé mentalement, mais il ne faut pas que tu t’embarques trop émotivement», a-t-il poursuivi.
Ça risque d’être plus facile à dire qu’à faire. N’étant qu’à cinq points d’une place en séries éliminatoires, le niveau d’émotions risque de monter chaque fois que l’issue d’une rencontre sera serrée.
Harvey-Pinard près d’un retour
Le Canadien était de retour à l’entraînement après avoir bénéficié d’une journée de congé. Un entraînement intensif d’une heure principalement axé sur la couverture en zone neutre et lors des replis défensifs.
À Philadelphie, mercredi, le Canadien pourrait bien obtenir du renfort provenant de l’infirmerie. Après avoir pris part à l’entraînement optionnel de samedi, Rafaël Harvey-Pinard a participé à un premier entraînement complet. Il était vêtu d’un chandail régulier signifiant qu’il peut désormais recevoir des contacts.
Le Québécois est absent depuis le 14 novembre en raison d’une blessure à la jambe droite subie lors de la visite de l’équipe en Arizona. Il a raté 26 des 29 derniers matchs de l’équipe.æÀ l’inverse, David Savard brillait par son absence. Le Canadien a indiqué que le défenseur se pliait à une journée de traitement. Pour sa part, Tanner Pearson a patiné en solitaire avant la séance d’entraînement du jour. Il est absent depuis le 9 décembre à cause d’une blessure à la main gauche.