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Propos sur Daniel Ricciardo: Jacques Villeneuve persiste et signe

En entrevue avec «Le Journal», il croit que le temps de Ricciardo est compté en F1

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-06-08T23:15:40Z

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Le moins qu’on puisse dire, c’est que Jacques Villeneuve fait des feux d’artifice à ses débuts sur la chaîne britannique Sky Sports. Au lendemain de sa brutale sortie sur Daniel Ricciardo, Villeneuve n’a pas reculé sur ses propos envers l’Australien de 34 ans dans un entretien avec Le Journal.

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Honnête dans ses propos incisifs, le pilote québécois champion du monde en 1997 assure ne pas avoir écorché le vétéran qui connaît des ennuis chez Racing Bulls.

«Écorcher, ça veut dire que tu attaques quelqu’un gratuitement. Ce n’est pas ce que j’ai fait. J’ai dit ce qu’une majorité de gens voit», a-t-il expliqué en picossant dans une poutine offerte dans le paddock du circuit Gilles-Villeneuve.

Selon lui, Ricciardo n’a plus sa place dans le grand cirque de la F1, car il n’est plus compétitif. Cela n'a aucun sens à ses yeux qu’une écurie doive encore améliorer la voiture pour lui alors qu’il aligne les excuses.

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Une question d’image

Villeneuve croit aussi que c’est l’image de Ricciardo, reconnu pour son côté sympathique, qui lui permet de garder un volant. Depuis son départ de chez Red Bull où il n’a «battu que [Max] Verstappen qui avait 18 ans et qui commençait à peine durant une demi-saison, il n’a plus rien fait».

En effet, son étoile a pâli. Il est passé de 170 points en 2018 à 6 points en 2023. Entre-temps, il a piloté des Renault (2019 et 2020) et des McLaren (2021 et 2022) avant d’obtenir une nouvelle chance à l’écurie sœur de Red Bull, Racing Bulls, l’an dernier. On connaît ses liens serrés avec le grand patron Christian Horner.

Cette saison, malgré son expérience et sa priorité, celui qui occupe le 14e rang au classement des pilotes ne parvient pas à devancer son jeune coéquipier japonais, Yuki Tsunoda, qui roule au 10e échelon.

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Plusieurs autres pilotes pourraient subir les mêmes foudres. Mais celui qui a fréquemment critiqué Lance Stroll n’a pas avancé de noms alors que le plateau 2024 est identique à l’an dernier.

«La F1 est devenue tellement médiatique que cela a pris beaucoup de pouvoir. Comme il n’y a plus d’essais privés, c’est difficile pour un jeune de rentrer, parce que l’écurie n’a pas le temps de le préparer. C’est un problème.

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«Il y a juste Alpine qui fait rouler [Jack] Doohan des kilomètres et des kilomètres pour le préparer. C’est compliqué. Et une fois qu’il y en a un qui fait partie de la F1, il se fait une image, et normalement, il reste.»

Difficile? Pardon?

Quoi qu’il en soit à propos de Stroll dont le futur est flou, le pilote québécois ne verse pas une larme sur les différentes difficultés qu’il traverse depuis plus d’un an.

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

«Il est le fils d’un milliardaire, propriétaire d’une écurie, et il roule en F1, ce n’est pas une difficulté dans la vie, a-t-il lâché après avoir signé une calotte à un amateur qui l'avait interpellé dans le paddock. Psychologiquement, ça doit être un peu pesant pour lui.

«Mais il faut dire que dernièrement, il s’est mis au niveau de Fernando [Alonso], a-t-il ajouté. Quand il pleut comme c’est le cas ce week-end, il figure parmi les meilleurs.»

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