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Propos jugés transphobes: J.K. Rowling a-t-elle gâché «Harry Potter»?

J.K. Rowling, autrice de la série de romans «Harry Potter»
J.K. Rowling, autrice de la série de romans «Harry Potter» AFP
Photo portrait de Genevieve            Abran

Genevieve Abran

2023-04-17T13:00:00Z

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J.K. Rowling, à qui plusieurs personnes reprochent d’être transphobe, a-t-elle gâché la série Harry Potter à tout jamais? Alors que la production d’une nouvelle émission basée sur les livres à succès vient d’être annoncée, la question se pose. 

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Toute la controverse tire son origine d’un tweet de l’autrice datant du 6 juin 2020.

«"Une personne qui a ses menstruations". Je suis certaine qu’il y avait un mot pour ces personnes. Quelqu’un, aidez-moi», avait ironisé l’autrice, qui s’est ensuite fait accuser d’être transphobe. 

Le jour même, l’autrice s’était défendue. 

«Si le sexe n’est pas réel, il ne peut pas y avoir d’attirance entre personnes du même sexe. Si le sexe n’est pas réel, le vécu des femmes dans le monde s’efface. Je connais et j’aime les personnes transgenres, mais en effaçant le concept du sexe, on prive plusieurs de la possibilité de discuter de leur vie de façon significative. Ce n’est pas haineux de dire la vérité», écrit-elle.   

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Après d’autres déclarations controversées dans les jours et les semaines qui ont suivi, la créatrice de l’univers de Harry Potter rejetait les accusations de transphobie dans un long texte publié sur son site web. Elle y affirmait notamment avoir milité pour les droits des personnes trans par le passé et s’être intéressée aux enjeux de cette communauté parce qu’elle écrivait sur un personnage transgenre. 

Le texte avait reçu des réactions négatives, plusieurs personnes considérant que la publication était remplie de propos transphobes. 

Rupert Grint, Emma Watson et Daniel Radcliffe à la première de Harry Potter et les Reliques de la mort 2, en 2011
Rupert Grint, Emma Watson et Daniel Radcliffe à la première de Harry Potter et les Reliques de la mort 2, en 2011 Mandatory Credit: WENN.com

Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint, qui incarnent les trois personnages principaux des films de Harry Potter, ont dénoncé les propos de l’autrice à succès et ont appuyé la communauté trans. 

«Les femmes transgenres sont des femmes. N’importe quelle affirmation du contraire efface l’identité et la dignité des personnes transgenres et va à l’encontre des conseils des associations professionnelles de santé, qui ont une expertise beaucoup plus grande sur le sujet que Jo [J.K. Rowling] et moi», avait indiqué Daniel Radcliffe dans une déclaration publiée par The Trevor Project, un organisme américain de défense des droits LGBTQ+. 

Deux nouvelles œuvres de J.K. Rowling ont continué de nourrir la controverse. Dans l’un des livres, le personnage principal est un détective qui suit un tueur en série, un homme cisgenre, qui s’habille en femme afin de pourchasser et de tuer des femmes cisgenres. 

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Une série télé qui passe de travers 

En avril 2023, une série télé reprenant l’histoire des livres de Harry Potter a été annoncée. Cette série, réalisée par HBO Max, sera produite par J.K. Rowling.  

Chacun des sept livres aurait sa propre saison et la série sera tournée avec d’autres acteurs que ceux qui jouent dans la série de films.  

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Mais, pour plusieurs personnes, les propos transphobes de J.K. Rowling ont terni leur amour pour la série. 

Leur déception est telle qu’elles n’écouteront pas la série télé. 

Un fan craint, par exemple, que le rôle de productrice permette à J.K. Rowling de partager ses idées transphobes dans les médias. 

Pour un autre fan, boycotter Harry Potter et tous ses dérivés ne changera toutefois pas grand-chose.  

«Les personnes qui disent détester J.K. Rowling sont tellement drôles parce qu’elles lisent encore ses livres, regardent encore ses films, jouent encore à ses jeux vidéo, vont encore aux parcs d’attractions et achètent encore des objets à l’effigie de la série. Elle ne peut pas être cancel [annulée] et ne va jamais être pauvre. Ils doivent réaliser ça», dit une personne sur Twitter. 

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