Procès de Mike Ribeiro: il aurait été «différent» à son retour du lac, selon une témoin
L’ancien joueur du Canadien est accusé au Texas de deux agressions sexuelles et d’une tentative d’agression sexuelle

Jessica Lapinski
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La mère d’une des victimes alléguées de Mike Ribeiro, qui est aussi la tante d’une autre d’entre elles, a dit devant la cour lundi ne pas avoir vu «de drapeaux rouges», quand elle a d’abord rencontré l’ancien joueur du Canadien, mais qu’elle aurait trouvé qu’il était «différent» à son retour du lac, là où l’une des présumées agressions sexuelles se serait déroulée, le 23 juin 2021.
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Ribeiro, âgé de 43 ans, subit depuis la semaine dernière à Mount Vernon, une petite municipalité du Texas, un procès pour deux accusations d’agression sexuelle et une autre de tentative d’agression sexuelle qu’il aurait fait subir à trois femmes. Deux d’entre elles se seraient déroulées sur un Jet-ski, et la troisième, sur un bateau.
L’ex-vedette de la LNH, qui s’est notamment illustrée avec les Stars de Dallas, pourrait se retrouver derrière les barreaux durant 20 ans si elle est reconnue coupable.
Aussi appelée à témoigner lundi, la sœur d’une des présumées victimes (qui est également la fille de la précédente témoin) a raconté devant le juge et le jury que Ribeiro aurait fait des blagues crues, à caractère sexuel, lorsqu’il les a invitées à sa maison, mais qu’elle n’en avait pas fait de cas à ce moment.
Des agissements inconstants, dit une témoin
Le jour des agressions alléguées, deux des femmes se retrouvaient à la maison en bordure d’un lac que Ribeiro, qui a touché près de 55 millions $ en carrière, possédait alors à Mount Vernon, afin de la visiter dans l’optique de l’acheter. Au total, une dizaine de personnes étaient présentes.

Selon KLTV, une chaîne locale avec laquelle Le Journal collabore, la témoin a dit qu’elle aurait de nouveau croisé le Montréalais après les agressions présumées et qu’il aurait alors agi de façon «inconstante», quittant les lieux «de façon précipitée».
«Tout avait changé»
Le père de cette même victime alléguée, qui se serait aussi trouvé sur les lieux cette journée-là, a pour sa part témoigné lundi qu’à un moment sur le bateau, sa femme a insisté afin qu’ils partent et que, «soudainement, tout avait changé».
Il a raconté avoir eu des idées violentes à l’égard de Ribeiro après avoir été mis au fait des agressions présumées.
Questionné lundi à savoir pourquoi il avait accepté de témoigner, il a répondu: «Pour qu’il se retrouve derrière les barreaux et qu’il ne puisse plus faire de mal à des innocents.»
▶ Le procès reprendra mardi, alors que d’autres témoins seront appelés à la barre.