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Procès de Mike Ribeiro: comme son ancienne équipe, «il est un prédateur», affirme l'avocat des présumées victimes

Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2024-02-01T21:28:50Z
2024-02-02T00:12:14Z

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«Cela concorde que la dernière équipe pour laquelle il ait joué soit les Predators de Nashville. Cela permet à la planète de savoir qu'il s'est peut-être retiré du hockey, mais qu'il demeure un prédateur», a déclaré jeudi, dans son discours de clôture au procès de Mike Ribeiro, l'avocat qui défend les trois présumées victimes.

Les avocats des deux parties ont fait leur ultime plaidoyer devant le jury, peu avant que celui-ci ne prenne la cause en délibéré, huit jours après l'amorce du procès pour agressions sexuelles et tentative d'agression sexuelle pour lesquelles le Montréalais de 43 ans est accusé par trois femmes, au Texas. 

Selon nos confrères de KLTV, Will Ramsay, l'avocat du comté de Franklin, où se seraient déroulés les faits reprochés à Ribeiro, le 23 juin 2021, a aussi fait référence à la poursuite intentée contre l'ex-joueur du Canadien par l'ancienne nourrice de ses enfants.

Celle-ci, de l'ordre de 1 million $, s'était réglée pour 500 000$ en 2015

L'ancienne nourrice avait à l'époque accusé Ribeiro de l'avoir agressée sexuellement au sous-sol de la nouvelle résidence de la famille en Virginie, en août 2012, où elle dormait avec les enfants du hockeyeur. 

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Il venait alors d'être échangé par les Stars de Dallas aux Capitals de Washington. Il allait éventuellement conclure sa carrière par trois saisons avec les Predators, entre 2014 et 2017.  

La femme est venue témoigner au procès, mardi. Le jury a toutefois reçu des instructions spéciales concernant ses déclarations, puisqu'elle n'est pas reliée directement à la cause en cours. 

«Une personne qui va molester une nourrice à quelques pieds de ses enfants, pendant que sa femme se trouve aussi dans la maison, va prendre ce qu'il désire sans consentement», a déclaré Me Ramsay. 

«La poursuite de la nourrice» en tête

L'avocat de l'ancienne vedette de la LNH, qui s'est particulièrement illustrée durant ses six saisons avec les Stars, a pour sa part particulièrement orienté son discours vers les recherches sur le web qu'auraient faites les présumées victimes et leur entourage avant de se présenter au domicile de Ribeiro. 

«La première chose qu'elles avaient en tête était la poursuite de la nourrice», a dit Hector Diaz, avant de mentionner qu'elles sont allées de l'avant avec leur plan [d'aller visiter la maison de Ribeiro dans le but de l'acheter] malgré ce qu'elles avaient appris. 

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Portrait de cour de Mike Ribeiro (à gauche) à sa présence en cour à Mount Vernon, au Texas, le vendredi 26 janvier 2024.
Portrait de cour de Mike Ribeiro (à gauche) à sa présence en cour à Mount Vernon, au Texas, le vendredi 26 janvier 2024. Portrait de cour réalisé par Danny Crowell

La défense s'est aussi questionnée sur les agissements de certaines des victimes alléguées. 

L'une d'entre elles dit avoir été agressée sur un bateau et les deux autres, sur un jet-ski, sur le lac Cypress, aux abords de la maison que Ribeiro y possédait à l'époque. 

«Elle n'a jamais remarqué quoi que ce soit sur le bateau», a dit Me Diaz. 

Mike Ribeiro dans l'uniforme des Predators de Nashville, en février 2016.
Mike Ribeiro dans l'uniforme des Predators de Nashville, en février 2016. Photo d'archives, Le Journal

Durant son témoignage, la semaine dernière, l'une des victimes alléguées a dit qu'elle se trouvait dans le siège du conducteur du bateau quand Ribeiro l'aurait agressée. Une de ses amies se serait trouvée à l'autre extrémité de l'embarcation. 

La présumée victime aurait «figé» et n'aurait pas tenté de demander de l'aide à l'autre femme.

«Elle n'a jamais remarqué quoi que ce soit sur le bateau, a plaidé l'avocat de Ribeiro. [...] Vous devez vous demander: “Est-ce que cette histoire a du sens?”»

Des recherches qui auraient été supprimées

Le représentant légal de Ribeiro a aussi soulevé le fait que l'une des victimes présumées aurait supprimé des fichiers de son cellulaire avant de le remettre aux forces de l'ordre. 

Dans son témoignage, mercredi, un spécialiste a affirmé que 16 recherches contenant le mot «Ribeiro», portant notamment sur sa femme et ses gains en carrière, auraient été supprimées de l'appareil.

«Vous n'avez pas toute l'histoire, a dit l'avocat. Les recherches liées au mot “Ribeiro”, cela vous donne un doute raisonnable.»

▶ Mike Ribeiro n'a pas témoigné à son procès, ce qui est commun dans les causes pour agression sexuelle aux États-Unis. S'il est reconnu coupable, il pourrait écoper d'une peine allant jusqu'à 20 ans de prison, selon les médias locaux.

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