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Problèmes de visa: Jojea Kwizera est enfin là

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2022-04-28T21:42:23Z

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C’est avec plusieurs semaines de retard sur ses coéquipiers que Jojea Kwizera est enfin arrivé à Montréal au début du mois d’avril.

Le choix de première ronde de l’équipe au dernier repêchage, 15e au total, avait des problèmes avec l’immigration. 

«J’ai pu participer au camp d’entraînement et ensuite, j’ai dû attendre avant de venir à Montréal», a-t-il expliqué en déplorant les ennuis auxquels il a fait face.

«Je n’avais pas de passeport, je ne pouvais pas venir ici. J’ai ma carte verte et j’attends toujours que la situation de mon passeport soit réglée. Pour le moment, je peux seulement jouer les matchs locaux.»

Sur le banc 

Au moins, il a pu être en uniforme pour le match contre les Whitecaps de Vancouver, il y a deux semaines.

«Pouvoir être en uniforme pour ce match a été génial pour moi.»

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Wilfried Nancy a l’habitude de prendre son temps avec les jeunes, il l’a un peu moins fait dans le cas de Kwizera.

«Habituellement, je prends plus de temps pour faire jouer un joueur comme lui ou à mettre une recrue sur le banc, mais c’était le moment de le faire.»

«Je ne me préoccupe pas trop que le joueur soit une recrue ou un vétéran. Tout dépend de ce que je veux voir sur le terrain.»

L’entraîneur-chef aime bien les attributs de celui qui a fait belle impression lors du camp d’entraînement.

«Il est très rapide dans ses premiers pas de course. J’aime aussi que d’une façon naturelle, il fasse la transition vers la défensive. Je trouve ça intéressant.»

Atteindre son but 

Kwizera semble s’être rapidement fait des amis au sein du groupe puisque Zorhan Bassong, Rida Zouhir et Tomas Giraldo l’ont accompagné lors de son point de presse histoire de lui tirer la pipe.

Le jeune homme d’origine congolaise revient de très loin puisqu’il a quitté un camp de réfugiés de la Tanzanie avec sa sœur quand il n’avait que neuf ans. Ils se sont ensuite retrouvés dans un foyer d’accueil aux États-Unis et ils ont été séparés. Kwizera a trouvé hospice en Utah et il s’est accroché à son rêve de jouer au soccer.

«Même si je suis passé par un camp de réfugiés, je ne me suis jamais apitoyé sur mon sort. Tout le monde a 24 heures par jour, j’ai saisi une opportunité.»

«J’ai vu que j’avais un talent pour le soccer, je me suis mis à travailler fort. Juste parce qu’on passe dans un camp de réfugiés, ça ne veut pas dire que je ne peux pas devenir un joueur de soccer professionnel.»

Voyez les propos du principal intéressé dans la vidéo ci-dessus.

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