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Guerre au Moyen-Orient: le pétrole retrouve son pic de début de guerre face à l'impasse sur Ormuz

AFP

2026-04-29T17:41:34Z
2026-04-29T19:50:00Z

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La tension du marché pétrolier s’est encore accentuée mercredi avec la perspective d’un blocage qui s’éternise dans le détroit d’Ormuz, repoussant les cours aux niveaux auxquels ils évoluaient au début du conflit au Moyen-Orient.

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Le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, a bondi de 6,96 % à 106,88 dollars.

Le Brent de la mer du Nord, pour livraison le même mois, a grimpé de 6,09 % à 118,03 dollars.

Un peu plus tôt dans la séance, il a avancé jusqu’à 119,76 dollars, le plus haut prix observé durant les deux mois de crise au Moyen-Orient.

Il a même atteint un record depuis mi-2022, lorsque l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe avait provoqué une flambée des prix du pétrole et du gaz.

Selon un haut responsable de la Maison-Blanche, Donald Trump a évoqué une possible prolongation « pendant plusieurs mois » du blocus américain des ports iraniens, devant des dirigeants du secteur pétrolier.

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Photo ADOBE STOCK
Photo ADOBE STOCK

Dans ce cas de figure, celui « de l’Iran sur le détroit d’Ormuz devrait lui aussi se poursuivre », relève Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.

Une éventualité qui crispe les investisseurs en raison de l’importance de ce détroit pour le commerce mondial, notamment d’hydrocarbures.

« Le marché est de plus en plus convaincu qu’il n’y aura ni une paix rapide et durable ni une réouverture immédiate du détroit d’Ormuz », constate l’analyste.

En temps normal, environ 20 % du pétrole et gaz consommés dans le monde transitent par cet étroit couloir.

Les Iraniens « ont intérêt à devenir intelligents, et vite ! », a menacé Donald Trump en début de journée sur son réseau Truth Social, alors que les négociations entre les deux belligérants sont au point mort.

La Maison-Blanche affiche notamment son scepticisme sur une nouvelle proposition de Téhéran pour débloquer Ormuz, qui, selon Axios, prévoirait de repousser à une date ultérieure les discussions sur le dossier nucléaire.

Dans ce contexte, les dernières données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) ont mis en avant mercredi que les exportations de pétrole brut ont atteint un record historique la semaine dernière aux États-Unis.

Durant la période de sept jours achevée le 24 avril, 6,4 millions de barils ont été exportés quotidiennement, et même plus de 14 millions si l’on y additionne les produits pétroliers raffinés.

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