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Le litre d'essence franchit les 2$... avant de rebaisser pour Pâques?

Photo portrait de Mathieu Boulay

Mathieu Boulay

2026-04-02T04:00:00Z

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Après la hausse de mercredi digne d’un poisson d’avril, les automobilistes seront heureux d’apprendre que le prix de l’essence connaîtra une baisse de prix significative pour le long congé de Pâques.

« Il faut s’attendre à un prix de 1,88 $ le litre pour vendredi soir, indique le président de l’organisme Canadiens pour une énergie abordable, Dan McTeague. Durant la fin de semaine, ce prix pourrait descendre de quelques sous le litre. »

Avant cette réduction, les consommateurs verront les prix grimper jusqu’à 2 $ le litre à compter de jeudi. Un cap psychologique qu’on n’a pas vu au Québec depuis le 18 avril 2023.

Une station service de la rue Airlie à Montréal affichait son essence ordinaire à 2 $ le litre en fin de journée le 1er avril 2026. PHOTO DAVID DESCOTEAUX
Une station service de la rue Airlie à Montréal affichait son essence ordinaire à 2 $ le litre en fin de journée le 1er avril 2026. PHOTO DAVID DESCOTEAUX Photo David Descoteaux

« Je conseille aux gens d’attendre 24 heures avant de faire le plein, ajoute M. McTeague. Par la suite, on verra une chute de trois à quatre sous le litre. »

« Donald Trump change d’opinion toutes les 24 heures sur la présence américaine dans la guerre d’Iran. Ça n’aide pas les marchés », explique l’ancien politicien.

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Le record absolu au Québec est de 2,17 $ pour un litre, atteint en juin 2022.

Mathieu Boulay - JDM
Mathieu Boulay - JDM

« L’Organisation des pays exportateurs de pétrole n’était pas capable de produire assez de pétrole et on avait été témoins de plusieurs pénuries », Précise Dan McTeague.

Encore des « aubaines »

La guerre en Iran déstabilise les grandes essenceries, mais aussi les stations indépendantes, comme Pétroles Maurice. Ces dernières sont encore capables d’offrir de l’essence à un prix plus bas que les autres stations malgré le contexte mondial.

« Avant la guerre, ça fluctuait beaucoup, explique le vice-président de Pétroles Maurice, Jean-Philip Dauray. Aujourd’hui, c’est encore pire avec la guerre».
« Avant la guerre, ça fluctuait beaucoup, explique le vice-président de Pétroles Maurice, Jean-Philip Dauray. Aujourd’hui, c’est encore pire avec la guerre». Photo fournie par Jean-Philippe Dauray

« Avant la guerre, ça fluctuait beaucoup, explique le vice-président de Pétroles Maurice, Jean-Philip Dauray. Aujourd’hui, c’est encore pire avec la guerre.

« On a vu jusqu’à 20 ¢ de différence d’une journée à l’autre pour le coût d’acquisition. C’est déraisonnable. »

Les camions de Pétroles Maurice vont chercher de l’essence sur une base quotidienne.

• Écoutez aussi cet épisode balado tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

« On n’a pas le choix de s’adapter, mais on n’est pas à l’abri des spéculations du marché. Il faudra être prêt à d’autres fluctuations », mentionne M. Dauray.

À part Pétroles Maurice, d’autres stations ont résisté à la flambée de prix de mercredi matin. À Laval, deux commerces du quartier Sainte-Rose affichaient 176,9 ¢ le litre alors qu’elles ne sont pas à proximité d’un grand axe routier.

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