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Prix abordables et salles combles: la façon de faire des Capitales pique la curiosité et inspire

Photo d'archives fournie par Christian Gingras, Capitales de Québec
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2024-05-09T04:00:00Z

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L’engouement monstre qu’il y a eu pour les Capitales l’an dernier ne diminue pas, comme en témoigne le fait que 50% des billets pour la prochaine saison étaient déjà vendus il y a deux semaines, même si les joueurs n’ont pas encore foulé la surface artificielle du Stade Canac pour un match officiel.

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Le vice-président de l’équipe s’attendait-il à ce que cette fièvre des Capitales s’étire durant la saison morte? «Ce serait un peu prétentieux de dire oui! répond Charles Demers. Mais on sentait qu’il y avait un beau buzz. Autour de l’équipe, des performances, des résultats.»

Photo d'archives, Stevens LeBlanc
Photo d'archives, Stevens LeBlanc

La saison passée, l’organisation a joué à guichets fermés à pas moins de 15 occasions, accueillant environ 180 000 spectateurs. Il s’agit là de deux records.

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Et s’il n’était pas capable de chiffrer, mardi, à combien de billets vendus les Capitales étaient maintenant rendus, Demers souligne que l’intérêt n’a pas diminué depuis la conférence de presse qui lançait leur 25e saison, le 25 avril.

Prix figés... et baissés

Ces succès que connaissent les Capitales dans les estrades s’expliquent par plusieurs facteurs et les bas prix proposés, tant pour les billets que dans les concessions alimentaires, ne sont pas étrangers à cette popularité.

Encore cette saison, l’équipe a figé les prix des aliments et boissons en vente au stade. Les barbotines, les bières sans alcool, les bouteilles d’eau et le maïs soufflé seront pour leur part vendus moins cher que l’an dernier.

Colloques et questions de rivaux

Le modèle d’affaires des Capitales détonne à une époque où il n’est pas rare de payer plus de 10$ pour une cannette de bière lors des événements sportifs. Mais il inspire, aussi: «Je te dirais que ça fait des petits», évoque Charles Demers.

Le président Michel Laplante et lui donnent des colloques afin d’expliquer la façon de faire des Capitales. Une façon de faire, mentionne Demers, qui a été possible grâce «à des propriétaires qui y croient» et qui est considérée comme «un investissement à long terme» pour le club, ainsi qu’«une façon de redonner à la communauté».

«On ne laisse pas d’argent sur la table parce qu’on démontre que le modèle, il marche», pointe le vice-président.

Au sein même de la Ligue Frontière, Charles Demers et ses acolytes se font d’ailleurs poser des questions par des adversaires curieux de comprendre comment ils procèdent.

Photo d'archives, Stevens LeBlanc
Photo d'archives, Stevens LeBlanc

«Entre les équipes du circuit, on se compare, on explique nos stratégies, précise-t-il. Elles sont toutes différentes, mais on est très fier de la nôtre, parce qu’en ce moment, dans notre marché et avec la compréhension que l’on a de celui-ci, ça fonctionne bien.»

Mais, rappelle-t-il, même si les Capitales constituent depuis plusieurs années un incontournable des chaudes soirées d’été, un engouement comme celui qui se vit depuis l’an dernier n’est pas né d’un seul coup.

«Il y a 10 ans, on affichait complet une fois par saison. Il y a cinq [ans], c’était quatre, et en 2022, c’était sept.»

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