La Société des alcools du Québec (SAQ) a versé 1,419 milliard $ au gouvernement l’an dernier. Elle génère 7500 emplois de qualité, 15 500 produits provenant de 77 pays dans plus de 800 succursales et agences partout dans les régions du Québec. Ce sont des résultats qui rendraient jalouse n’importe quelle entreprise privée.
Qu’à cela ne tienne. Malgré ces données probantes, des militants au sein de la CAQ souhaitent ouvrir le débat de la privatisation de la SAQ.
Impacts négatifs surtout en région
On va se le dire, François Legault a envie d’un débat sur cet enjeu autant qu’une personne souhaite un traitement de canal. Le premier ministre a d’ailleurs fermé la porte à la privatisation de la SAQ en 2018 lorsque l’étude exhaustive de Price Waterhouse Cooper (PwC) commandée par son prédécesseur Philippe Couillard a conclu: «Nos travaux démontrent que tous les scénarios de privatisation et d’augmentation de la concurrence présentent une proportion significative d’impacts négatifs lorsqu’ils sont considérés au statu quo.»
Évidemment, la SAQ n’est pas parfaite. Mais c’est la beauté d’une organisation publique, on peut lui donner les orientations que nous souhaitons. D’ailleurs, la SAQ a grandement augmenté sa performance dans les dernières années.
- Écoutez la chronique d'Elsie Lefebvre au micro de Richard Martineau, disponible en balado sur QUB radio :
La SAQ génère près de 1,5 G $
Les revenus liés aux vices comme l’alcool et la loterie sont immenses, mais les libertariens préfèrent enrichir les poches du privé... Privatiser la SAQ, c’est comme proposer la privatisation d’Hydro-Québec, de la Caisse de dépôt ou de Loto-Québec. C’est d’une absurdité idéologique inouïe.
Si les succursales de la SAQ étaient en décrépitude, si on manquait de choix sur les tablettes, si les employés étaient mal payés et, surtout, si la SAQ ne rapportait pas près de 1,5G $ par an au gouvernement, en plus d’un 40 M$ par semaine en taxes et redevances, on pourrait peut-être jaser...
- Écoutez la chronique d’Elsie Lefebvre, analyste politique et chroniqueuse au JDM au micro de Richard Martineau via QUB radio :
On a une organisation publique qui fonctionne et génère des profits monstre et certains veulent s’en départir, non mais je rêve! Je ne comprends vraiment pas l’envie de payer trop cher pour une bouteille ben ordinaire, dans un commerce qui ressemble à un dépanneur comme ceux que l’on retrouve en Alberta; pour qui, soit dit en passant, la privatisation s’est avérée un cuisant échec tant sur la diversité que les prix.
