Printemps : la vraie raison derrière votre chute de cheveux (et comment y remédier)
Équipe Salut Bonjour
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Chaque changement de saison apporte son lot de petits bouleversements... et nos cheveux n’y échappent pas. Chute plus importante, pointes sèches, perte d’éclat : le printemps peut vraiment transformer notre chevelure. Pour mieux comprendre ce qui se passe, et surtout savoir comment réagir.
On a demandé à Anaïs Guertin-Lacroix de nous éclairer sur cette période charnière pour nos cheveux.
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Revoyez la chronique dans la vidéo en-tête de cet article !
Le printemps, c’est le grand retour du renouveau. On pense ménage, garde-robe plus légère, routine beauté rafraîchie... mais nos cheveux, eux, passent souvent dans l’angle mort. Pourtant, après des mois d’hiver rigoureux, ils ont besoin d’un vrai reset.
Un hiver qui laisse des traces
Froid intense, vent, tuques, foulards, chauffage intérieur... l’hiver n’épargne pas notre fibre capillaire. Résultat : la cuticule – cette fine couche protectrice du cheveu – se fragilise et ses écailles se soulèvent.
Conséquences ? Des cheveux plus secs, ternes, cassants... et l’apparition de fourches.
Premier réflexe à adopter au printemps : couper les pointes abîmées. Une fourche, c’est un cheveu fendu. Si on ne la coupe pas, elle remonte le long de la fibre et casse davantage de longueur. Mieux vaut prévenir que réparer.
Pourquoi on perd plus de cheveux au printemps ?
Vous avez l’impression de perdre plus de cheveux ces temps-ci ? C’est normal.
Des recherches ont démontré qu’il existe deux périodes de chute plus marquée dans l’année : l’automne et le printemps.
Nos cheveux suivent un cycle bien précis :
- Phase de croissance (2 à 7 ans)
- Phase de repos (quelques semaines)
- Phase de chute
Habituellement, on perd entre 50 et 100 cheveux par jour. Au printemps, ce chiffre peut grimper jusqu’à 150 cheveux par jour.
Pourquoi ? Le changement de saison joue directement sur notre équilibre hormonal. L’augmentation de la lumière influence notamment :
- la mélatonine (l’hormone du sommeil)
- certaines hormones de croissance
Résultat : plus de cheveux passent en même temps en phase de chute. C’est un peu comme un « ménage naturel » du cuir chevelu pour faire place à une nouvelle pousse.
À noter : cette chute saisonnière dure généralement entre 4 et 8 semaines.
Des cheveux plus vulnérables au printemps
Après l’hiver, nos réserves sont souvent à plat :
- moins de vitamine D
- parfois des carences en fer ou en nutriments
Ajoutez à ça la fatigue et le stress... et les cheveux deviennent plus fragiles. Certaines personnes seront donc plus touchées que d’autres par la chute printanière.
Les bons gestes à adopter dès maintenant
Bonne nouvelle : quelques habitudes simples peuvent faire une vraie différence.
1. Miser sur l’alimentation
Pour soutenir la pousse, on privilégie :
- les œufs
- le poisson
- les légumineuses
- les noix et graines
- les légumes verts
2. Stimuler le cuir chevelu
Un massage de quelques minutes par jour aide à activer la circulation sanguine et à favoriser la croissance.
3. Lever le pied sur les agressions
Pendant les périodes de chute :
- on limite les fers chauffants
- on évite les décolorations
- on dit non aux coiffures trop serrées
Attention au soleil (oui, déjà !)
On a tendance à l’oublier, mais les cheveux aussi souffrent du soleil.
Les rayons UV fragilisent la kératine, assèchent les pointes, altèrent la couleur (le blond jaunit, les teintes ternissent) et peuvent même brûler le cuir chevelu.
Le réflexe à adopter : porter un chapeau et protéger ses longueurs, comme on le ferait avec sa peau.