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Des employeurs exigent une preuve vaccinale avant l’embauche

Olivier Bourque | Journal de Montréal

2021-08-19T10:47:48Z

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Une solide expérience et un curriculum vitae garni ne sont pas suffisants pour certains employeurs qui demandent de plus en plus aux chercheurs d’emplois d’être pleinement vaccinés, a constaté Le Journal

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Sur les sites d’emplois, on retrouve facilement plusieurs postes affichés où les employeurs ont des exigences très variées pour les futurs salariés québécois quant à la vaccination.  

Par exemple, Adventure Lights, une PME de Beaconsfield qui fabrique des signaux lumineux, cherche un acheteur-planificateur, mais souligne que « tous les employés, contractuels et visiteurs doivent obligatoirement avoir une preuve vaccinale ». 

Captures d'écran
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Dans un autre cas, l’entreprise montréalaise de logistique et de fret, World Wind logistiques, située dans le Vieux-Montréal, se montre encore plus directe. « Une preuve de pleine vaccination est nécessaire pour travailler ici », est-il écrit. 

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Un autre employeur, Ceres Medical dont le siège social est à Edmonton, met en garde que « seuls les candidats vaccinés seront considérés à l’embauche ». 

De son côté, SCP Science, un fabricant d’équipements médicaux de Baie-d’Urfé, demeure plus vague dans ses exigences, mais indique tout de même que « la vaccination est un point très important ».       

  • Écoutez Mario Dumont et Pierre Bruneau sur QUB radio:    

Différentes tactiques  

Chez le géant Amazon, la tactique est différente. Pour encourager les chercheurs d’emplois à se faire vacciner, on leur propose une prime de 100 $ pour leur première journée au boulot dans leurs différents entrepôts. 

L’entreprise de nutriments Liquid Nutrition incite quant à elle ses futurs salariés à se faire vacciner dans un emplacement prévu par l’entreprise. 

Écoutez l'entrevue de Benoît Dutrizac avec Louis-Philippe Lampron, professeur à la Faculté de droit de l'Université Laval spécialisé en droit constitutionnel et administratif, sur QUB radio:

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Le ministre avait tranché  

Malgré l’abondance de ce type d’annonce sur les sites d’emplois, le ministre du Travail et de l’Emploi, Jean Boulet, avait été très clair, en juillet dernier, sur les exigences des employeurs face à la vaccination. 

« Il est important de préciser que le statut vaccinal ne peut être un facteur de discrimination à l’embauche », avait-il écrit sur Twitter.

« De plus, il ne peut constituer une raison valable de congédiement. J’invite tout de même tous les travailleurs à aller se faire vacciner », soulignait le ministre. 

Récemment, Ottawa a dit vouloir imposer la vaccination à l’ensemble des fonctionnaires fédéraux. 

Au Québec, le gouvernement souhaite le rendre obligatoire pour le personnel de la santé en contact avec des patients.

Le gouvernement provincial du Nouveau-Brunswick a, lui aussi, mercredi, annoncé un programme de vaccination obligatoire. La province des Maritimes obligera tous les employés de l’État à être complètement vaccinés.

Les détails de ce plan seront dévoilés ultérieurement, mais il est déjà certain que la vaccination sera exigée non seulement pour le personnel du réseau de la santé, mais aussi pour les enseignants ou les travailleurs en centre de soins de longue durée.

Les employés de l’État qui ne veulent ou ne peuvent pas se faire vacciner devront se soumettre à des tests de dépistage de la COVID-19 régulièrement.

–Avec l’Agence QMI

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