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Pression très grande pour défendre son titre olympique: «Les deux ans avant les Jeux de Vancouver ont été les moments les plus difficiles de ma vie»

MATTHEW USHERWOOD / AGENCE QMI
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-03-11T15:00:41Z

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Si elle a vécu la gloire olympique, Jennifer Heil a aussi connu des moments difficiles au cours de sa carrière qui l’ont bien préparée à occuper le poste de cheffe de mission de l’équipe canadienne.

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Heil a été soumise à une forte pression aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010, où les attentes qu’elle répète sa victoire de Turin étaient très grandes. Les deux années menant à ces Jeux à la maison n’ont pas été une partie de plaisir pour la skieuse acrobatique.

«Les deux ans avant les Jeux de Vancouver ont été les moments les plus difficiles de ma vie, a-t-elle confié. La pression était très grande. J’ai beaucoup d’expérience d’évoluer sous pression. J’ai connu mes meilleures performances dans la joie. Tu dois apprécier les hauts et les bas de ton parcours. Je peux partager cette expérience avec les athlètes.»

Dans le cycle menant à Vancouver, Heil a été frappée par un drame alors que sa bonne amie française Sandra Laoura a été victime d’une chute lors d’un entraînement précédant la Coupe du monde du Mont-Gabriel en janvier 2007.

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Native d’Algérie, la médaillée de bronze des Jeux olympiques de Turin en 2006 a subi des fractures à deux vertèbres et perdu l’usage de ses jambes. «J’ai rencontré beaucoup de défis et ce ne fut pas évident. En ski acrobatique, tu avais seulement une chance et 30 secondes pour te faire valoir. C’est cool que le duel fasse son entrée en Italie.»

Une médaille d’argent difficile à apprécier

L’après-Vancouver a aussi représenté un défi. «J’ai eu besoin de deux ans pour apprécier ma médaille d’argent. Le chemin a été long après les Jeux de Vancouver.»

Ses trois expériences olympiques ont été très différentes. «En 2002, j’étais jeune et j’ai failli remporter une médaille en terminant à 0,01 point de la médaillée de bronze. En 2006, j’étais la favorite et j’ai réussi à gagner. En 2010, la pression était très forte. Chaque Olympiade a sa saveur et tu dois avoir des plans A, B et C. Tu dois être capable de t’adapter et ça va être la même chose en 2026.»

Médaillée d’or au tremplin de 3 m aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984 et cheffe de mission en 2008 à Pékin, Sylvie Bernier est convaincue que son amie sera à la hauteur. «Jenn est une femme inspirante qui possède un grand charisme. Le moment est bien choisi 20 ans après sa médaille d’or. Ce recul te donne plus de profondeur. Elle pourra partager son expérience stressante de 2010 et sera en mesure de relativiser. L’expérience olympique comme chef de mission est très différente de celle d’athlète. Comme athlète, tout est centré sur toi-même alors que tu es là pour l’autre comme chef de mission.»

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