Pression de jouer à Montréal: «Ça ne m’a pas cassé, ça m’a détruit», dit Patrice Brisebois

Thierry Bastien
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Quand on joue pour le Canadien de Montréal, la pression peut parfois devenir insupportable. Patrice Brisebois en sait quelque chose, lui qui a vécu un moment particulièrement difficile vers la fin de sa carrière.
La récente série face au Lightning de Tampa Bay rappelle que personne n’est à l’abri. L’attaquant Kirby Dach a dû fermer son compte Instagram après avoir connu des difficultés dans le deuxième match. Il a par la suite été la cible de commentaires virulents de la part de certains partisans sur les réseaux sociaux.
L’ex-défenseur du Canadien Patrice Brisebois a vécu une fin de carrière difficile avec le Tricolore. En 2003, il s’est même fait huer après avoir marqué un but au Centre Bell.

« Une année d’enfer »
Lui qui en était à sa dernière année de contrat avait alors choisi de rester à Montréal plutôt que de signer avec un autre club parce que le Canadien était son équipe. Un mois plus tard, le ciel lui tombait sur la tête.
« Ça ne m’a pas cassé, ça m’a détruit. Ah oui. Ça a été une année d’enfer. Tu te donnes corps et âme pour les partisans et l’organisation et, peut-être un mois après, le ciel m’est tombé sur ma tête. En tant que joueur, tu [te] poses la question : “Qu’est-ce que j’ai fait de mal ?” Ça brisait beaucoup de choses dans ma vie, beaucoup plus que les gens ne peuvent le penser », dit-il en entrevue au micro de Benoît Dutrizac, à QUB radio et télé, diffusée simultanément au 99,5 FM Montréal, mercredi.
Celui qui a joué 18 ans dans la LNH souligne que la passion des partisans montréalais n’est pas comparable. « On est une province [où] si on gagne 3 ou 5 matchs d’affilée, on va gagner la Coupe Stanley. Si on perd 3 ou 4 matchs, on veut échanger tout le monde. Alors, l’athlète, il faut qu’il se dise : “tu n’es jamais trop bon, tu n’es jamais trop mauvais, il faut tout le temps que tu sois neutre” », explique-t-il.
Si les partisans s’attendent à ce que les joueurs donnent toujours le maximum sur la patinoire, celui qui a gagné la Coupe Stanley en 1993 avec le Canadien rappelle que parfois les blessures font en sorte que l’athlète ne joue pas à 100 % de ses capacités, surtout en séries éliminatoires.
À cet égard, il mentionne que, lors de ses deux dernières années à Montréal, il a joué avec les deux chevilles fracturées sans que les journalistes le sachent.
« On me faisait un taping avant le match et on me donnait un anti-inflammatoire nommé Toradol. Après la partie, je me mettais les chevilles dans un bol de glace », mentionne Brisebois, qui est un ambassadeur du Canadien de Montréal.
À la suite de la saison 2003-2004, Patrice Brisebois a signé un contrat de deux ans avec l’Avalanche du Colorado. Il est revenu conclure sa carrière à Montréal lors des deux saisons suivantes.
Pour voir l’entrevue intégrale, visionnez la vidéo ci-haut.