Présidentielle au Honduras: la candidate de gauche dénonce les «actions d’ingérence» de Trump

AFP
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La candidate de gauche à la présidentielle de dimanche au Honduras, Rixi Moncada, a dénoncé samedi les «actions d’ingérence» du président américain Donald Trump dans le processus électoral.
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«Il n’y a aucun doute qu’il y a deux actions concrètes, à trois jours des élections, qui sont totalement interventionnistes», a déclaré lors d’une conférence de presse Mme Moncada, candidate de la gauche au pouvoir dans le pays et que Trump considère comme «communiste».
L’ingérence de Trump s’ajoute aux tensions politiques qui agitent la campagne électorale dans ce pays de 11 millions d’habitants, confrontés en grande majorité à la pauvreté et la violence, et dont plus du quart du PIB provient des envois de fonds des Honduriens qui ont émigré aux États-Unis.
Le président américain a d’abord demandé que l’on vote pour l’homme d’affaires de droite Nasry Asfura, qualifié de «seul vrai ami de la liberté», puis annoncé qu’il gracierait l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández, condamné l’année dernière à 45 ans de prison pour trafic de drogue aux États-Unis.
M. Hernández a gouverné avec son parti durant deux périodes entre 2014 et 2022.
Pour Mme Moncada, les messages de Trump sont «deux actes de campagne» au profit de «ses candidats attitrés».
Quant à l’annonce d’une grâce pour l’ancien président Hernández qu’elle considère comme «le plus grand chef mafieux de l’histoire du Honduras», c’est un «délit», selon elle.
La candidate, qui incarne la continuité de la gauche au pouvoir au Honduras, estime cependant qu’il y a «une bonne relation» actuellement entre la présidente sortante Xiomara Castro et les États-Unis.