Premiers pas dans l’organisation du Canadien: le rêve éveillé de Pascal Vincent


Jonathan Bernier
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Ce n’est pas tout le monde qui aurait le sentiment de flotter sur un nuage en passant de la LNH à la Ligue américaine de hockey. C’est pourtant ce que dégageait Pascal Vincent lorsqu’il s’est présenté devant les médias en lever de rideau du camp des recrues du Canadien.
«Je dois avouer que je porte le chandail pour une première fois et c’est un rêve d’enfance, a-t-il indiqué, le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Je ne me suis pas encore regardé dans le miroir, mais je suis vraiment fier.»
Vincent avait effectivement fière allure dans ce manteau de sport bleu marine frappé du logo du Tricolore.

Après trois saisons derrière le banc des Blue Jackets de Columbus, dont la dernière dans les souliers de l’entraîneur-chef, le Lavallois de 52 ans a, le 16 juillet, accepté le travail de pilote du Rocket de Laval que lui a offert l’organisation montréalaise.
Deux mois plus tard, il a enfin pu mettre les pieds dans les installations de Brossard. Là où la direction de l’organisation prépare sa prochaine saison, autant à Montréal qu’à Laval.
«Nous regardons plusieurs vidéos, mais c’est plus par rapport aux systèmes [et non au point de vue individuel]. Nous voulons améliorer des choses. Nous tenterons le plus possible d’utiliser les mêmes systèmes avec le Canadien et le Rocket», a-t-il expliqué.
«Il n’y a rien encore au niveau individuel. C’est ce que je voulais. J’aime mieux partir avec une page blanche, a-t-il ajouté. C’est bon aussi pour les joueurs. Ils savent que nous recommençons à zéro et que nous grandirons ensemble.»
En compétition dès maintenant
Bonne nouvelle pour les 23 joueurs invités au camp des recrues (24, si on inclut Quentin Miller, blessé) depuis mercredi. Tous auront une chance égale de se faire valoir auprès de Vincent et de Daniel Jacob, son adjoint.
D’ailleurs, la grande majorité d’entre eux recevront une invitation pour le camp principal qui se mettra en branle mercredi prochain. Quelle est la valeur de ce camp si, à sa conclusion, le nombre de coupures est limité?
«Ça demeure quand même un camp de la LNH. Pour la grande majorité de ces jeunes-là, c’est la première fois qu’ils vont mettre un chandail de la LNH et un chandail du Canadien, a-t-il indiqué. C’est la première étape avant de passer au gros camp. Tu dois avoir un peu de succès à cette étape-là pour passer à la prochaine.»
Bref, c’est une façon de voir qui se démarque au sein d’un groupe plus homogène que si on y intégrait les vétérans.
«À l’époque, un jeune qui arrivait du junior, des collèges américains ou de l’Europe devait immédiatement se mesurer à un vétéran. C’était difficile d’évaluer les aspects que tu voulais voir de ce jeune parce que la compétition n’était pas équitable.»
L’ascension d’Arber Xhekaj est sans doute le meilleur exemple dans l’histoire récente de l’équipe. C’est lors du tournoi des recrues, disputé à Buffalo, que l’Ontarien avait réellement attiré les regards pour la première fois.