Première période fatale face aux Sabres, même si Phillip Danault croit que le Canadien «méritait au moins un point»

Jonathan Bernier
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Les dieux du hockey finissent toujours par équilibrer les choses. Cinq jours après avoir remporté un match qu’il aurait dû perdre à Ottawa, le Canadien en a perdu un qu’il aurait peut-être dû gagner.
«On méritait au moins un point, a lancé Phillip Danault, une fois de retour au vestiaire. Mais donner trois buts, c’était peut-être un peu trop. Il aurait fallu les limiter à deux.»
Avec 34 tirs dirigés sur le filet des Sabres contre 17 pour ceux-ci, on peut comprendre l’attaquant québécois de penser que ses coéquipiers et lui auraient eu droit à un meilleur sort. Surtout qu’ils ont dominé leurs rivaux 27 à 15 dans la colonne des occasions de marquer.

Sauf que le Tricolore se serait donné une meilleure chance de récolter ce point, et peut-être même d’en ajouter un deuxième, s’il avait amorcé le match de la bonne façon. Cela dit, si les Sabres ont pu se forger une avance de 3 à 0, ce n’est pas en raison d’un manque d’effort des locaux.
«La seule chose qui nous a manqué en première période, c’est la façon dont nous avons appliqué notre échec avant. Ça nous a fait mal, a indiqué Martin St-Louis. De la façon dont nous le faisons, on n’est jamais censé avoir deux attaquants sur le même joueur.
«Leurs défenseurs en ont profité pour s’échanger la rondelle et augmenter leur nombre de touches. On s’est mis à appliquer de la pression sur l’espace (au lieu de le faire sur un joueur). Tu ne peux pas mettre de la pression sur l’espace contre eux, car ils vont te dévorer vivant.»
Des Sabres agressifs
Voilà ce que St-Louis a souligné à ses joueurs au premier entracte et ce qui a fait en sorte que le vent a tourné à compter du deuxième engagement.
Le Canadien aurait également aidé sa cause si l’attaque massive avait été en mesure de profiter de l’une des trois supériorités numériques dont elle a bénéficié. Pressée par des Sabres agressifs, elle n’a absolument rien généré. En fait, les Sabres ont plus de tirs à court d’un homme (trois) que le Canadien en supériorité numérique (un). Ils ont même marqué un but...
«Si on avait mieux fait dans cet aspect du jeu, on aurait certainement pu égaler le pointage. Notre exécution était mauvaise, a analysé Nick Suzuki, sans détour. Sur notre dernière attaque massive, nous n’avons simplement pas été en mesure de finir les jeux.»
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Benoit Dutrizac, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
Un plaidoyer pour Bolduc
Au chapitre des points positifs, on ne peut passer sous silence la soirée de Zachary Bolduc. En plus d’obtenir sa part d’occasions de marquer et d’être complice d’un but, il a été une bougie d’allumage en raison de son jeu agressif et de ses coups d’épaule.
«On est dans une société de résultats, mais tout ne se mesure pas avec la feuille de pointage. Je suis content qu’il soit récompensé avec des points, mais je trouve que, depuis deux semaines, il joue mieux qu’en début de saison lorsqu’il marquait des buts», a vanté St-Louis.
Avis, donc, à ceux qui pensent qu’il devrait aller faire un tour à Laval. Ça n’arrivera pas.