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Premier spectacle à Montréal en 2024: Éric Lapointe reconnaissant de renouer avec le public de sa ville natale

Photo MARIO BEAUREGARD
Photo portrait de Félix  Desjardins

Félix Desjardins

2024-09-21T01:30:13Z

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Accueilli en héros par un Espace St-Denis plein à craquer, Éric Lapointe a renoué avec ses amateurs montréalais. Le rockeur a semblé tourner la page la plus sombre de sa carrière après une année pour le moins épineuse.

Sous les cris fournis de la foule, «Ti-Cuir» a donné le ton à la soirée avec des interprétations endiablées de Bête à nourrir et Des hommes qui tombent. «Y'a des hommes qui tombent/Et chaque fois se relèvent»: force est de constater que le deuxième morceau n’avait pas été choisi au hasard.

Photo MARIO BEAUREGARD
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L’artiste montréalais a passé la dernière année à rebâtir sa réputation, brique par brique, après avoir plaidé coupable à une accusation de voies de fait envers une femme. Sobre depuis un an, Éric Lapointe assure avoir tout fait pour chasser ses démons.

Des amateurs inconditionnels

«Vous pouvez pas savoir à quel point je suis content de vous voir», a-t-il lancé au public, ajoutant qu’il avait rarement eu autant le trac avant un concert.

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S’il a dû manger son pain noir pour regagner la confiance des médias et de l’industrie, ses amateurs inconditionnels, eux, ne l’avaient jamais abandonné. C’est le cas d’Isabelle Colmor, qui assistait à son 82e spectacle d’Éric Lapointe et son quatrième de l’été.

«Chaque bout de chanson d’Éric est un bout de ma vie chantée, comme s’il écrivait pour moi, a-t-elle confié avant d’entrer dans la salle. Moi, c’est Éric Lapointe, l’artiste, que j’aime. Ça me fait de la peine de voir toute la misère qu’il a eue. Il s’est excusé et il a fait des pas pour changer sa vie. Sa vie personnelle, c’est sa vie personnelle.»

Photo MARIO BEAUREGARD
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Avant de transformer son style de vie, il avait la réputation de ne jamais fouler la scène sans sa béquille de verre. Certains de ses amateurs craignaient avant ce premier spectacle à Montréal en 2024 que sa sobriété allait affecter la vulnérabilité et l’intensité qu’il a l’habitude de transmettre sur scène.

«Il s’est réparé, entre guillemets, mais la seule chose qui me fait peur, c’est qu’il est sobre. Je me demande s’il va être aussi bon», a avoué son admirateur Serge Vaillancourt, qui estime qu’il mérite une deuxième chance.

Un succès après l’autre

Tout au long de la soirée, Éric Lapointe s’est fait rassurant pour ses amateurs. La voix juste, mais toujours teintée de ce grain qui a fait sa renommée, il n’a jamais manqué d’essence dans le réservoir. Il a d’ailleurs qualifié la chanson Dernier whisky de «prémonitoire» avant d’en faire une interprétation bien sentie.

En communion avec ses amateurs, presque tous debouts devant leur siège, il a fait lever le toit de l’Espace Saint-Denis avec des succès comme Loadé comme un gun, On commence à s’quitter et Terre promise. Il a aussi rendu hommage à deux chanteurs québécois regrettés, Karl Tremblay et Jean-Pierre Ferland.

«La création du dernier album [Je marche dans ma vie] s’est passée pendant une période assez sombre. J’avais envie de vous dire et de crier au monde entier: “J’ai envie que tu me colles’’», a-t-il soufflé au public avant de jouer la chanson du même nom.

Souriant, reconnaissant et énergique, Éric Lapointe a donné l’image d’un rockeur dont les plus beaux jours sont devant lui.

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