Premier match de la saison 2025 pour les champions de la Coupe Vanier: le Rouge et Or prend McGill au sérieux


Richard Boutin
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L’attente est finalement terminée. Sous les lumières et lors d’une soirée tout en blanc devant une foule qui devrait friser les 15 000 spectateurs, le Rouge et Or de l’Université Laval accueillera les Redbirds de McGill avec l’objectif avoué de signer un premier doublé de la Coupe Vanier depuis 2012 et 2013.
Avec le retour de neuf partants en offensive et de sept en défensive, le Rouge et Or se dit fin prêt à amorcer cette nouvelle saison une semaine plus tard que ses adversaires du RSEQ.
«On est tous excités de jouer notre premier match, a mentionné l’entraîneur-chef Glen Constantin. Nous avons eu un bon recrutement et il y a eu un bon développement pendant la saison morte. Les attentes sont élevées et nous avons une opportunité de très bien faire, mais il faut rester humble et ne pas pécher par complaisance en respectant chacun de nos adversaires.»

Constantin prévient que les Redbirds seront à prendre au sérieux. «C’est sûrement l’équipe la plus améliorée du RSEQ, a-t-il affirmé. À mon avis, la profondeur était leur principale faiblesse et ils ont connu un très bon recrutement en mettant la main notamment sur le porteur de ballon Jerry Momo qui était l’un des joueurs les plus recrutés au pays. Ça va être un bon test et tout le monde doit se méfier de McGill.»
Des joueurs explosifs
Combinés à la présence de Momo, la présence du quart-arrière Éloa Latendresse-Régimbald et le retour pour une cinquième année du receveur Darius Simmons laissent présager que l’offensive de McGill sera très explosive.
«Ils ont des joueurs explosifs qui peuvent marquer de partout sur le terrain et changer un match en un seul jeu, a résumé le pilote lavallois. Éloa est la pièce maîtresse de leur offensive. C’est un grand athlète et un grand compétiteur. Il aime les grandes foules et il sera prêt à donner un bon spectacle et a joué son meilleur football.»
Plus de pression pour les Redbirds
L’enthousiasme est également à son comble chez les Redbirds qui comptaient 22 recrues dans leur alignement lors de la victoire de vendredi dernier face au Vert & Or de l’Université de Sherbrooke.
Longtemps dans la cave du circuit québécois, McGill a retrouvé de la crédibilité en 2024 en terminant au troisième rang avec une fiche de trois victoires et cinq revers. Les attentes sont plus grandes cette année. «Il y aura plus de pression cette année, mais c’est un privilège de se retrouver dans cette situation, a résumé l’entraîneur-chef Alex Surprenant, qui a pris les rênes de la formation à l’hiver 2024. On sera plus attendu et on obtiendra plus de respect de nos adversaires. Ça montre que nous allons dans la bonne direction.»
«L’an dernier, il n’y avait aucune attente et nous avons connu une saison pas si mal, d’ajouter Surprenant. Cette année, on veut faire mieux.»
«Plan de match coriace»
Surprenant a hâte d’en découdre avec son alma mater. «C’est intéressant de se retrouver dans un environnement hostile face aux champions nationaux dans une soirée tout en blanc, a-t-il mentionné. C’est un défi élevé qui va permettre de savoir où l’on se situe. Je connais assez bien mes anciens entraîneurs pour savoir qu’ils auront préparé un plan de match coriace pour nous arrêter.»
Après un premier pas dans la bonne direction l’an dernier et une grosse cuvée de recrutement, les Redbirds peuvent-ils franchir une autre étape et rivaliser avec les deux puissances que sont Laval et les Carabins de l’Université de Montréal? «C’est un processus d’aller jouer dans la cour des grands. Si on veut battre Laval et Montréal, il faudra être capable de recruter et pas seulement un an.»
Qu’en pense son homologue qui a été questionné sur la possibilité que les Redbirds terminent la saison dans le top 2? «Après un seul match, il est trop tôt pour savoir si McGill va jouer dans la cour des grands, a indiqué Constantin, mais, sur papier, ils sont grandement améliorés. J’ai regardé le match entre [l’Université de] Montréal et Concordia, et les Carabins ont encore une très, très bonne équipe malgré le départ de Jonathan Sénécal.»