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Premier choix des Islanders: Matthew Schaefer connaît vaguement Patrick Roy

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-09-07T04:00:00Z

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ARLINGTON, Virginie | Vous vous sentez vieux et vous trouvez que le temps passe vite? Parler à Matthew Schaefer ne vous aidera pas à vous en remettre.

Le tout premier choix du dernier repêchage était le point de mire de la Vitrine des meilleurs espoirs de la LNH. Un événement annuel tenu conjointement par l’AJLNH et Upper Deck.

À moins d’une surprise, il devrait amorcer la saison à la ligne bleue des Islanders de New York sous les ordres de Patrick Roy.

Photo AFP
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«On m’a dit qu’il aimait gagner et que c’était un bon coach. On a parlé cet été et il a été splendide avec moi», a-t-il déclaré. «Il sera sur la glace avec nous au camp d’entraînement pour nous pousser à fond. J’ai hâte d’être poussé par lui.»

Jusque-là, tout va bien. C’est lorsqu’il a été question de la carrière de l’ancien gardien du Canadien et de l’Avalanche qu’on a senti le fossé des générations se creuser sous nos pieds.

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«J’ai entendu dire que ça avait été un très bon gardien», a lancé l’Ontarien, avec la candeur d’un jeune né en 2007.

«Récemment, je suis allé dans les bureaux d’Upper Deck. L’endroit était rempli de trucs à son effigie. Il y avait même son équipement de gardien. C’est là que ça m’a frappé», a-t-il ajouté.

On parle quand même de l’homme masqué qui a déjà détenu le record de victoires de la LNH (551) et qui, à ce jour, occupe le troisième rang derrière Martin Brodeur (691) et Marc-André Fleury (575).

La vedette de l’école

À la défense du jeune homme, il faut rappeler que Roy a pris sa retraite en mai 2003, quatre ans avant sa naissance.

On ignore ce que l’avenir lui réserve, mais Schaefer semble promis à une belle carrière. Qui sait? Un jour, c’est peut-être son visage qui tapissera les bureaux d’une compagnie de cartes de hockey.

D’ailleurs, depuis que Mathieu Darche en a fait son tout premier choix en tant que directeur général des Islanders, le joueur des Otters d’Érié a vu sa cote de popularité grandir. Même à l’école secondaire qu’il fréquente.

«À l’école, ils sont plusieurs à venir me voir pour que je signe des autographes. Je n’arrête pas de leur dire: “Je suis comme vous, j’ai les mêmes cours d’anglais. Ne me regardez pas comme quelqu’un de différent”», a lancé le sympathique gaillard de 6 pieds, 2 pouces et 183 livres.

«Ça va faire mal»

Sa cote de popularité augmentera davantage s’il parvient à se tailler un poste dès cet automne. Mais rien n’est acquis. D’autant plus que l’an dernier, il a été limité à 17 rencontres à cause d’une fracture à la clavicule, subie à Ottawa lors du Championnat mondial junior.

Voilà pourquoi il a mis les bouchées doubles au cours de l’été en s’entraînant entre autres avec Sean Monahan et Nazem Kadri.

«Quand tu affrontes des gars rusés sur la glace comme eux, tous les jours, [et] que tu dois trouver une façon de les stopper à 2 contre 1, tu deviens un bien meilleur joueur.»

Et le plus tôt sera le mieux, car si Schaefer se taille un poste avec les Islanders, il amorcera sa carrière en affrontant coup sur coup Sidney Crosby et Alex Ovechkin. D’ailleurs, il a déjà prévu de rembourrer ses jambières au cas où il devrait bloquer un tir du meilleur buteur de l’histoire de la LNH.

«Je sais que ça va faire mal, mais je vais le faire», a-t-il assuré, sourire en coin.

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