Une deuxième défaite pour les Alouettes


Benoît Rioux
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Malgré une folle ambiance et un match présenté à guichets fermés, les Alouettes n’ont pu éviter leur deuxième défaite de la saison, vendredi soir, au stade Percival-Molson.
Il serait toutefois étonnant qu’un partisan demande le remboursement de son billet alors que les visiteurs, les Lions de la Colombie-Britannique (7-6), ont dû attendre jusqu’au quatrième quart pour consolider une victoire par le pointage de 37 à 23.
«Je leur donne beaucoup de crédit, de venir ici et de nous battre, malgré les revirements contre eux, a commenté l'entraîneur-chef Jason Maas, au terme de la rencontre. De notre côté, on n’en a pas fait assez.»
Guidés par le quart-arrière Nathan Rourke, récemment de retour au Canada après avoir gravité dans la NFL durant deux ans, les Lions ont surtout profité d’une solide performance du porteur de ballon William Stanback.

Anciennement des Alouettes, Stanback a notamment embêté ses ex-coéquipiers avec une course de 38 verges pour le touché durant le troisième quart.
«C'était merveilleux, a qualifié le porteur de ballon, avec le sourire. C'est pour ça que cette équipe m'a embauché et c'est ce que je dois faire.»
Stanback a stoppé son compteur à 128 au niveau de ses gains au sol dans cette partie, ayant par ailleurs capté deux passes pour 28 verges supplémentaires.
Interception pour Dequoy
Rourke a lui-même porté un coup dur aux Alouettes en inscrivant un majeur sur une course de 18 verges avec un peu plus de cinq minutes à écouler au cadran. Une interception réalisée contre Cody Fajardo a plus tard sonné le glas.
Si l’attaque des Alouettes a été plutôt tranquille, l’unité défensive avait permis au club montréalais de demeurer longtemps dans le match. Bryce Cosby, Marc-Antoine Dequoy et Dionte Ruffin, dans l’ordre, ont chacun réussi une interception contre Rourke. Le joueur de ligne défensive Isaac Adeyemi-Berglund, auteur de deux sacs, a pour sa part mis de la pression sur le quart adverse tout au long de la soirée.
«Notre unité défensive a causé de nombreux revirements pour réussir à placer notre attaque en bonne position et nous n’avons pas été en mesure de capitaliser», a lui-même analysé Maas.
Dans les faits, sans l’apport de l’unité défensive, les Alouettes auraient subi une sévère correction.
«Nous serons une meilleure équipe car nous avons appris des leçons, a philosophé l'entraîneur-chef. Si tu perds, tu dois apprendre. Le pire, c’est si tu perds et que tu n’apprends pas de la défaite.»
Prélude à la finale?
Il reste encore un tiers des matchs à disputer en saison régulière pour les Alouettes (10-2), mais il n’est pas farfelu de croire que le duel de vendredi pourrait être un prélude à la prochaine finale de la Coupe Grey.
Un possible rendez-vous entre ces deux mêmes équipes, le 17 novembre à Vancouver, est en effet loin d’être impossible.
Malgré les multiples interceptions à ses dépens, Rourke a démontré que son club était beaucoup plus dangereux depuis son retour de la NFL. Si les Lions ont peiné à jouer pour ,500 jusqu’ici, la venue de Rourke change la donne tout comme celle du joueur de ligne défensive Mathieu Betts. On croit que la formation de la Colombie-Britannique, motivée par la présentation de la Coupe Grey à domicile, pourrait très bien s’imposer dans l’Ouest devant les Blue Bombers de Winnipeg et les Roughriders de la Saskatchewan.
Après 12 parties, les Alouettes demeurent par ailleurs en très bonne position pour disputer la finale de l’Est à domicile, le 9 novembre. C’est toutefois dans un peu plus de deux mois et la prochaine séquence de trois rencontres consécutives à l’étranger sera déterminante.
Soirée country
À l’extérieur du terrain, c’est la musique country qui était à l’honneur, selon la thématique de la soirée, sur le mont Royal, vendredi. Guylaine Tanguay était notamment présente pour l’hymne national de même que pour une prestation à la mi-temps.

Il va sans dire que si une finale de la Coupe Grey devait opposer les Alouettes aux Lions, en novembre à Vancouver, ce sont les adversaires qui auraient plutôt l’avantage de jouer à domicile et de profiter de l’appui des partisans pour déranger l’attaque montréalaise.
Encore beaucoup de football reste à jouer avant d’en arriver là, doit-on toutefois répéter. D’ailleurs, un autre duel entre les Alouettes et les Lions est prévu le 19 octobre, en Colombie-Britannique. D’ici là, les trois prochains matchs des Alouettes, déjà assurés de participer aux éliminatoires, auront lieu à l’étranger, à commencer par le samedi 14 septembre, à Calgary. Suivront des visites à Ottawa et Toronto avant la fin du mois.