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Pourquoi pas une nouvelle «Série du siècle»?

Photo portrait de Jean-Charles Lajoie

Jean-Charles Lajoie

2025-02-11T23:52:30Z

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Beaucoup de choses sont dites au sujet de la Confrontation des 4 nations. Les plus vindicatifs parlent d’un match des étoiles déguisé, d’autres affirment qu’ils ne croient pas que les joueurs se donneront autant que lors d’une rencontre internationale typique.

Pourtant, tous les joueurs qui ont accordé des entrevues en marge de cette nouvelle mouture se sont dits excités à l’idée de batailler pour l’honneur de leur pays. Même Patrik Laine!

Pour ma part, il n’y a aucun doute que ce nouvel élan de la Ligue nationale de hockey (LNH) est une formidable nouvelle.

Le match des étoiles et son concours d’habiletés m’excitaient comme 30 centimètres de neige à pelleter à la main sur 10 000 pieds carrés. De tout temps, les rendez-vous internationaux ont su rallier les partisans de hockey autant que les acteurs sur la glace.

Autant je ressens une frilosité chez plusieurs en vue de cette confrontation, autant je suis convaincu que lorsque la première rondelle tombera mercredi soir à 20 h au centre de la glace ici à Montréal, la fièvre va s’emparer des amateurs de hockey.

Que dire du rendez-vous de ce samedi entre le Canada et les États-Unis, match qui sera disputé avec en toile de fond le contexte de la guerre économique qui fait rage et oppose Donald Trump à Justin Trudeau. Préparons-nous à un tonnerre de huées samedi soir au temple.

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Être contre la Confrontation des 4 nations équivaut pas mal à être contre le hockey sur glace à mon avis. Depuis quelques années, chaque week-end des étoiles, je prône un changement de formule et nous y sommes enfin.

Est-ce que ça veut dire que c’est parfait? Pas du tout. Je comprends les suspensions de l’IIHF et du CIO envers les Russes, mais que la LNH, qui engrange des recettes faramineuses avec des superstars telles que Alex Ovechkin et Nikita Kucherov, exclue les Russes de son tournoi équivaut à faire preuve d’une hypocrisie relative.

Lors d’une discussion avec Olivier Primeau il y a quelques semaines, une superbe idée a germé.

La LNH devrait créer chaque pause de février la «Série du siècle».

Deux équipes s’y mesureraient, l’Amérique du Nord et le monde. Je les opposerais dans une série de six matchs, trois dans un même édifice en Amérique et les trois autres dans un même édifice quelque part en Europe ou en Scandinavie.

Aucun joueur vedette exclu, tout membre d’une équipe de la LNH susceptible d’être sélectionné. Des alignements de 26 joueurs, soit 15 attaquants 8 défenseurs et 3 gardiens de but, 22 des 26 en uniforme par rencontre.

Une diffusion élargie, des matchs en Europe à heure de grandes écoutes qui seraient prisées ici au cœur du jour. Une lutte épique et inclusive qui éviterait que le politique s’invite sur l’arène glacée avec des droits de télé en valeur augmentée et la fidélisation d’un nouveau public.

Évidemment, les sélections de personnel feraient couler beaucoup d’encre. En 2025, est-ce qu’un Sidney Crosby aurait résisté à la coupure d’une sélection nord-américaine? Vraiment pas certain de ça.

En contrepartie, Joel Armia ne s’apprêterait pas à disputer la Confrontation des 4 nations, tandis que Nikita Kucherov lui serait sur le top-6 de la formation «monde».

La «Série du siècle» devrait se tenir à chaque année non olympique, tandis que la Coupe du monde devrait être fondue dans le Championnat du monde sénior de l’IIHF qui lui devrait déménager de mai à septembre de chaque année afin de permettre aux vrais meilleurs au monde de s’y rendre et y défendre les couleurs de leur pays.

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