Pourquoi Mike Ward a besoin d’une pause?
Sabin Desmeules
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Il s’apprête à mettre un terme à sa sixième tournée. Qu’est-ce qui attend Mike Ward pour la suite ? Pour la prochaine année, la vie et ses beaux imprévus quotidiens lui tendent les bras. Car l’humoriste s’apprête à aller gambader dans l’inconnu...
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Il avait récemment révélé être en deuil de son papa. Alors qu’il participait au Quille-O-Thon d’Yvon, le 12 mai, l’événement a rappelé à Mike Ward de beaux souvenirs qu’il a partagés avec nous. « Quand j’étais petit, mon père jouait aux quilles. Sa ligue jouait les vendredis. Et moi, j’y allais et, aussitôt qu’une équipe finissait, je jouais. Grâce à mon père, j’étais bon aux quilles quand j’étais jeune », s’est-il souvenu. Aujourd’hui, que reste-t-il de cette transmission de talent père-fils ? « Dans ma tête, je suis encore bon. Mais l’année passée, je suis allé aux quilles pour un party de noël et je disais à tout le monde que j’étais bon... mais je ne l’ai pas été, et c’était gênant ! » Il admettait toutefois, à sa défense : « J’ai des problèmes d’épaule. » Il était donc excusé pour ses performances sur l’allée de quilles !

Il jouait au profit de jeunes défavorisés, une situation qu’il n’a pas connue, enfant. « Moi, j’ai été chanceux... Je viens de la campagne, ça fait que moi, quand j’étais petit, on jouait dans la cour. La seule affaire qu’on avait, c’était du terrain. Je n’ai jamais eu besoin d’autres ressources. Mais un jeune qui vit en ville, ce n’est pas évident. »
Du répit
La dernière année a été chargée. Il a alterné les enregistrements publics de son balado, Sous écoute, et les représentations de son spectacle, Modeste, dont il achève la tournée au Centre Bell de Montréal les 29 et 30 mai. Après, Mike désire prendre une pause professionnelle ou un rythme de travail à vitesse réduite. « Je vais prendre ça relax au moins un an. Je vais continuer à faire mon podcast, et, pour le reste, je vais voir... Si j’ai de l’inspiration, je vais récréer un autre show. Si je n’en ai pas, je vais profiter de la vie. » Et que signifie, pour lui, profiter de la vie ? « Je vais me baigner, je vais partir en escapades de fins de semaines avec ma blonde et mes beaux-enfants. Je vais vraiment profiter de la vie ! » L’envie d’un temps d’arrêt s’est manifestée pour une raison autre que le besoin de repos. « J’avais fait ça après ma dernière tournée. J’avais pris un an où je disais à tout le monde que j’étais en semi-retraite. Et j’aimais ça ! J’aime ça prendre des petits breaks pour vivre un peu, comme ça, parce que quand tu vis des choses, t’as de quoi à raconter, s’est justifié l’humoriste. Si tu fais juste sortir un show, puis en sortir un autre sans rien vivre, tu finis par n’avoir rien à dire. Celui-là, Modeste, c’est mon sixième, alors il a fallu que je vive pour l’alimenter ! Si je ne prends pas le temps de vivre, je n’aurai plus rien à dire. » Il s’en va donc se ressourcer et puiser de l’inspiration. « Je m’en vais trouver des idées dans la vie. »
Du temps avec sa blonde
Sa blonde, Bibi Benoit, se réjouit de cette pause ! « Elle est contente, je vais être à la maison plus souvent. » Mais celle-ci, prise par son propre boulot, ne pourra pas suivre Mike dans sa sabbatique. « Elle travaille beaucoup. Elle est productrice de spectacles pour le Groupe Entourage, qu’elle a cofondé avec son ex. Elle adore ça ! Elle fait beaucoup d’heures. Mais cet été, elle va prendre une couple de semaines, pis je vais la voir les fins de semaine. Et les soirs. On va se voir quand même souvent. »

Une amitié qui le surprend
Si l’humoriste a accepté de participer à la soirée-bénéfice organisée par Yvon Deschamps et Judi Richards, c’est qu’il entretient une belle amitié avec eux. « J’aime tellement Yvon et j’aime tellement Judi ! Je dirais oui à Yvon Deschamps n’importe quand ! Même dans les bouts où j’ai 28 shows dans mon mois, puis que c’est mon seul jour off, si Yvon m’appelle, je suis là. » Le lien amical entre Mike et son prédécesseur humoriste le laisse encore bouche bée. « Ça me surprend tout le temps de réaliser qu’Yvon sache qui je suis. À Noël, il m’envoie une carte. Je les garde toutes, ce sont les seules que je garde. À chaque fois, je me dis : « C’est quand même drôle qu’Yvon et Judi m’écrivent ! » Ils sont tellement fins, ils sont tellement généreux ! » Même s’il n’avait pas besoin de le dire, Mike a tenu à ajouter : « Yvon, c’est le plus grand humoriste qu’on a eu au Québec, mais c’est un meilleur homme encore ! Puis avec Judi, les deux ensemble, ils font tellement des belles choses ! »
Le plus jeune considère son aîné comme un père spirituel. Yvon Deschamps et lui ont en commun de n’avoir jamais eu peur de la controverse dans les monologues. « Les fois où il est venu à Sous écoute, je me suis rendu compte que, moi, tout le monde dit que je choque, mais comparé à Yvon, dans le temps, ce n’est rien ! Lui, le monde partait pendant ses monologues ! Moi, à mes shows, il n’y a personne qui part. Le monde qui achète des billets pour Mike Ward, ils savent à quoi s’attendre. Tout le monde part de là heureux. Mais lui, il me disait que même si les gens savaient qui il était, dans ses salles, il y avait la moitié du monde qui partait pendant le show. C’est incroyable ! »