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Pourquoi les Sabres se sont relevés?

Étienne Bouchard

2026-01-31T15:46:46Z

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Avant les matchs du 9 décembre, les Sabres pataugeaient au 16e et dernier rang de l’Association de l’Est, mais ils ont trouvé la recette gagnante pour réaliser une séquence phénoménale qui pourrait leur permettre de freiner une disette de 13 campagnes sans éliminatoires. 

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À compter de leur gain acquis aux dépens des Oilers à Edmonton ce jour-là, les troupiers de l’entraîneur-chef Lindy Ruff ont conservé un dossier de 19-3-1 (avant le duel face au Canadien de Montréal samedi) pour se hisser au troisième échelon de la section Atlantique, devant le Tricolore. Pourtant, rien ne laissait présager un tel revirement de situation. Toutefois, certains facteurs ont modifié la donne et en voici quelques-uns.

Photo d'archives, AFP
Photo d'archives, AFP
Le changement de garde au poste de DG

À l’extérieur de la patinoire, le congédiement du directeur général Kevyn Adams – limogé le 15 décembre – au profit de Jarmo Kekalainen semble avoir donné un second souffle à l’organisation au complet. Le Finlandais possède une vaste expérience dans les bureaux, ayant assumé les fonctions de DG des Blue Jackets de Columbus, notamment. Celui ayant fait appel à Marc Bergevin pour l’épauler quelques jours après son embauche s’est montré actif récemment en accordant un nouveau contrat de sept ans et de 6,95 millions $ par année à l’attaquant Josh Doan.

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Getty Images via AFP
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Un ménage à trois qui rapporte

La présence de trois gardiens dans l’entourage d’une formation n’est pas toujours idéale; il suffit d’en parler au Tricolore, d’ailleurs. Mais à Buffalo, le trio de portiers constitué d’Alex Lyon, d’Ukko-Pekka Luukkonen et de Colten Ellis a répondu présent. Dommage pour le Québécois Devon Levi, contraint de poursuivre sa carrière avec le club-école à Rochester. Lyon semble entre autres en très grande forme. Il vogue sur une série de 10 triomphes et se trouve à quatre du record de la Ligue nationale (LNH). L’athlète de 33 ans a récolté 48 de ses 64 victoires en carrière dans les trois dernières saisons, incluant celle en cours.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier
Une jeunesse fringante

Selon les données affichées samedi par le site eliteprospects.com, les Sabres affichaient la plus petite moyenne d’âge du circuit Bettman à 25,76 ans. Pour sa part, le CH est le 31e plus âgé à 26,08 ans. La combinaison rapporte dans l’ouest de l’État de New York et annonce un futur brillant. Jack Quinn, Bowen Byram, Zach Benson, Owen Power et Noah Ostlund font partie de l’effectif actuel et ont tous 24 ans ou moins. Il s’agit d’une preuve que la jeunesse ne représente pas nécessairement un désavantage marqué... en autant que le talent soit au rendez-vous.

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Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier
Un gros marqueur difficile à écarter

Affronter Tage Thompson n’est jamais agréable et c’est bien visible encore en 2025-2026. Le numéro 72 de 6 pi et 6 po et 220 lb est difficile à déplacer quand il se présente dans l’enclave ou à proximité du filet adverse. Avec ses 28 buts en banque, il a bon espoir d’atteindre le plateau des 40 une deuxième fois de suite et une troisième en tout. Avec les succès des Sabres, les spéculations quant à son avenir ont soudainement cessé.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier
Des joueurs fiables à forces égales

Buffalo s’en tire bien à court d’un homme: l’équipe mise sur la sixième infériorité numérique à 83,1%. Le jeu de puissance se situe au 18e rang à 19,5%. Néanmoins, il ne faut pas passer sous silence le rendement de quelques joueurs à forces égales. Mattias Samuelsson est huitième de toute la LNH avec un différentiel de +28. En fait, six hockeyeurs de la formation ont maintenu une fiche de +10 ou mieux, les autres étant Ryan McLeod (+18), Alex Tuch (+15), Benson (+15), Zach Metsa (+13) et Byram (+12).

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