Pourquoi le retour de Serena Williams est incroyable


Mylène Richard
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Jamais Valérie Tétreault n’aurait pensé que Serena Williams effectuerait un retour au jeu avant que la machine à rumeurs ne s’enflamme au cours des derniers mois.
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On disait alors que le nom de la légende américaine avait été ajouté à la liste des joueuses pouvant être assujetties à des contrôles antidopage.
« J’ai de la misère à croire que Serena Williams fait tout ça pour juste jouer en double. C’est correct de commencer ainsi pour tester certaines choses, voir comment son corps réagit, savoir où en est son niveau de jeu, mais je suis persuadée qu’elle veut jouer en simple », soutient la directrice de l’Omnium Banque Nationale de Montréal en entrevue au Journal.

Vers Wimbledon
La championne de 23 Grands Chelems en simple devrait logiquement recevoir une invitation pour Wimbledon, où elle a été couronnée sept fois en solo, six fois en double avec sa sœur Venus et à une occasion en double mixte.
« Elle a accompli tout ce qu’elle avait à accomplir dans sa carrière. On peut parler d’elle comme la meilleure joueuse de tous les temps », assure Tétreault.
Serena n’a plus rien à prouver. Elle a été numéro un mondiale pendant plus de six ans et possède quatre médailles d’or olympiques, dont trois en double aux côtés de Venus. Sa fortune est estimée à 485 millions $ CAN par le magazine Forbes, incluant plus de 131 M$ en bourses.

Contre les meilleures
Celle dont le dernier tournoi a été les Internationaux des États-Unis en 2022 a peut-être été inspirée par sa sœur, qui est revenue à la compétition l’été dernier à 45 ans.
« Serena a déjà vu à quel point c’était difficile de revenir après une longue période d’inactivité à la suite de la naissance de sa première fille [en 2017]. De le faire à 44 ans, avec deux enfants, je lui lève mon chapeau. C’est incroyable qu’elle ait encore cette motivation », reconnaît Tétreault.
« C’est une chose de gagner un match, mais d’être capable d’en enchaîner, c’en est une autre », avertit cependant l’ancienne joueuse québécoise de 38 ans.
Il faut vraiment du courage pour vouloir affronter Aryna Sabalenka, Elena Rybakina, Iga Swiatek, Coco Gauff ou Victoria Mboko. Williams avait d’ailleurs gagné sept tournois majeurs avant la naissance de la Canadienne de 19 ans.
« J’ai hâte de la voir jouer et probablement de l’affronter », a commenté Sabalenka.
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