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Pourquoi le baseball célèbre-t-il le «Bobby Bonilla Day»?

ssm/Photo by Sam Mircovich REUTERS

Agence QMI

2023-12-12T15:46:29Z

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La structure du nouveau contrat de Shohei Ohtani, désormais la propriété des Dodgers de Los Angeles, fait réagir quantité d’amateurs et d’experts du baseball, quelques-uns d’entre eux évoquant d’ailleurs l’un des stratagèmes les plus célèbres de l’histoire sportive en matière de versements de salaire.

Comme le site The Athletic l’a précisé lundi, le Japonais a proposé lui-même à l’organisation californienne de repousser la majeure partie de sa rémunération, afin d’aider le club à respecter la limite salariale en vigueur dans les ligues majeures et ainsi embaucher d’autres joueurs d’impact. Ayant accepté un contrat de 10 ans et de 700 millions $ au total, il obtiendra 2 millions $ annuellement dans le cadre de cette entente et recevra les 680 millions $ restants entre 2034 et 2043, sans intérêts. 

Aussi, le cas de l’ancien des Mets de New York Bobby Bonilla a refait surface quand il a été question du pacte d’Ohtani. Il faut dire que même si l’homme aujourd’hui âgé de 60 ans a disputé son dernier match en carrière en 2001, son nom continue d’être mentionné par de nombreux partisans, et pour une raison bien précise. Depuis 2011, le 1er juillet constitue une journée très payante pour cet ex-cogneur qui reçoit environ 1,9 million $ annuellement, lui qui a signé un pacte de cinq ans et de 29 millions $ en 1991. De plus, il faut rappeler que les versements - comprenant des intérêts de 8 % - se poursuivront jusqu’en 2035, lorsque le principal intéressé aura 72 ans bien sonnés. 

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Pas la meilleure décision, sur le terrain et à la banque 

La direction des Mets a regretté l’épisode Bonilla, surtout le deuxième chapitre. Car le joueur a effectué deux séjours dans la Grosse Pomme : s’il a livré des performances intéressantes de 1992 à 1995, ayant notamment claqué 34 circuits en 1993, ce fut beaucoup moins glorieux à son retour à New York, en novembre 1998. Entretenant une relation conflictuelle avec l’excentrique gérant Bobby Valentine, le vétéran a été limité à 60 matchs l’année suivante pour être libéré. 

Or, même si Bonilla a ensuite paraphé d’autres ententes avec les Braves d’Atlanta, puis les Cardinals de St. Louis, avant de se retirer, les Mets lui devaient encore 5,9 millions $ selon les clauses du contrat de 1991. L’agent du joueur a donc proposé à l’organisation de payer le reste de la somme sur une période allant de 2011 à 2035, ce que le club du propriétaire de l’époque, le financier déchu Bernard Madoff (décédé en 2021), a accepté. 

Sur le terrain, le pacte n’a pas donné les résultats escomptés, même si les Mets ont participé à la Série mondiale de 1999. Comble de malheur pour eux, Bonilla a savouré un championnat entre ses deux séjours new-yorkais, soit en 1997 avec les Marlins de la Floride. 

D’autres cas de paiements en retard dans le baseball 
  • Ken Griffey fils: les Reds de Cincinnati lui versent 3,6 millions $ par année depuis 2009. Les paiements prendront fin l’an prochain. 
  • Manny Ramirez: les Red Sox de Boston lui versent 2 millions $ par année depuis 2011. Les versements prendront fin en 2026. 
  • Bret Saberhagen: les Mets de New York lui versent 250 000 $ par année depuis 2004. Les versements prendront fin en 2028. 
  • Chris Davis: les Orioles de Baltimore lui versent 9,16 millions $ depuis cette année et jusqu’en 2025. De 2026 à 2032, la somme sera de 3,5 millions $ par année. Les versements seront de 1,7 million $ entre 2033 et 2037. 
  • Matt Holliday: les Cardinals de St. Louis lui versent 1,5 million $ par année depuis 2020. Les versements prendront fin en 2029. 
  • Rafael Devers: les Red Sox de Boston lui verseront 7,5 millions $ par année de 2034 à 2043.
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