Pourquoi l’embauche du nouveau directeur général des Maple Leafs sème la controverse à Toronto


Jessica Lapinski
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« Vingt-sept candidats ont été interviewés pour le poste de directeur général des Maple Leafs de Toronto et ces derniers ont joyeusement embauché John Chayka. Comment ? On n’en est pas certain », écrivait mardi le Toronto Sun, sous la plume de son chroniqueur Steve Simmons.
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La veille, l’expérimenté Simmons avait posé une question salée au président de l’équipe, Keith Pelley, en conférence de presse. Clairement, à Toronto, l’arrivée du jeune directeur général à la feuille de route déjà lourdement entachée soulève des interrogations... et sème la controverse.
« Dans les trois ou quatre derniers jours, j’ai contacté 20 personnes au sein de la Ligue nationale, dont plusieurs noms que nous connaissons tous, a dit Simmons. Une a approuvé votre choix et les 19 autres ont qualifié le tout de honte. Des mots comme “clown”, “menteur” et “vendeur” [ont été prononcés pour le décrire]. »
« Comment en arrivez-vous à une conclusion différente de la mienne, en si peu de temps ? », l’a ensuite interrogé le chroniqueur de longue date.
Pelley s’est défendu en répondant qu’il avait « sûrement discuté avec d’autres gens » et en assurant avoir confiance dans sa décision.
Des soupçons planaient déjà
Mais déjà, des soupçons ont plané sur les façons de faire de Chayka, 36 ans seulement, qui succède à Brad Treliving, relevé de ses fonctions il y a un mois après la saison désastreuse des Maple Leafs.
Le journaliste Frank Seravalli avait indiqué, au cours du week-end, que le nouveau directeur général avait contacté un employé d’une autre organisation pour l’inviter à se joindre à son personnel, mais sans l’autorisation de l’équipe de ce dernier.
Une enquête de la LNH a finalement blanchi Chayka, lundi.
Un CV entaché en Arizona
Les antécédents du nouvel homme fort des Leafs n’ont toutefois rien de très reluisant et sa feuille de route est très courte. Chayka est devenu, en 2016, le plus jeune directeur général de l’histoire de la LNH, à seulement 26 ans. Féru de statistiques, il avait auparavant travaillé pendant un an comme directeur général adjoint chez les Coyotes de l’Arizona, avant de succéder à Don Maloney aux commandes du club.
En ces temps troubles en Arizona, perturbés par de nombreuses rumeurs de relocalisation, Chayka est demeuré pendant quatre ans à la barre de l’équipe. Il a mené l’organisation vers un dossier de 131-147-38, mais les Coyotes ont participé aux séries en 2019-2020, pour la première fois en huit ans.
Le jeune directeur général a toutefois démissionné en juillet de la même année. La saison suivante, il a été suspendu pendant un an par la LNH. Il a été révélé que Chayka avait accepté une entrevue avec les Devils du New Jersey, alors qu’il était encore sous contrat en Arizona.

Un autre incident est venu assombrir son séjour avec les Coyotes. Sous sa gouverne, l’organisation a tenu un camp privé pour les espoirs du repêchage, ce qui est défendu par la ligue. Par conséquent, les Coyotes ont été privés de leur choix de deuxième ronde, en 2020, et de leur sélection de premier tour, en 2021.
Chayka n’avait plus occupé de poste semblable dans la LNH depuis son départ des Coyotes.
« Nous avons mené une vérification préalable approfondie », a assuré Pelley lundi, qualifiant le processus de « rigoureux ».
« J’ai lu tous les rapports, j’ai parlé à de nombreuses personnes [...], a ajouté le président de l’équipe. Je suis très satisfait du résultat. »