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Pourquoi j'ai voté pour Jonathan Marchessault pour le Conn-Smythe

Le Journal avait un des 18 votes pour l’obtention de ce trophée

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Photo portrait de Jean-François Chaumont

Jean-François Chaumont

2023-06-14T16:00:33Z

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LAS VEGAS | Jamais repêché dans la LNH, trois équipes dans la Ligue américaine pendant près de cinq saisons et réclamé à un repêchage d’expansion par les Golden Knights au mois de juin 2017. Jonathan Marchessault n’a rien du parcours typique pour un gagnant du trophée Conn-Smythe. 

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Marchessault a pleinement mérité cet honneur. À 32 ans, il a réalisé le rêve de sa vie en gagnant la Coupe Stanley, mais aussi en gravant son nom sur le Conn-Smythe.

« C’est un trophée qui est le fun à avoir, mais pour gagner la coupe tu n’as pas besoin de juste un gars, a rappelé le numéro 81 à une poignée de journalistes du Québec sur la glace du T-Mobile Arena lors des célébrations. C’est toute l’organisation qui a travaillé fort. Plusieurs joueurs ont élevé leur jeu en séries. On aurait pu donner ce titre à plusieurs joueurs. Mais la coupe était réellement l’objectif que j’avais. »

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L’ancien des Remparts de Québec avait plus les yeux sur le trophée collectif qu’individuel. On le comprend. On comprend aussi qu’il y avait plus qu’un candidat possible.

Mais sur la liste du Journal, le nom de Marchessault figurait au sommet. Il était le premier choix suivi par son complice au centre, Jack Eichel, et par le moteur offensif des Panthers, Matthew Tkachuk.

Getty Images via AFP
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Un minuscule groupe

La sélection du trophée Conn-Smythe se fait par un petit groupe. Seulement 18 personnes ont reçu un bulletin de vote.

Historiquement, il y a souvent quatre journalistes des deux équipes en finale qui obtiennent un vote. Cette année avec un duel entre deux formations où il n’y a pas une grande couverture médiatique, il y avait seulement deux scribes de Vegas et deux autres de la Floride.

Le Journal appartenait à ce groupe restreint de 18. Jonathan Bernier et moi, nous échangeons le choix du vote depuis 2016. Nous nous parlons toujours avant d’envoyer nos trois candidats. Cette année, j’avais ce devoir de journaliste. François Gagnon, de RDS, était l’autre représentant du Québec.

Gagnon et moi avions le même gagnant en Marchessault. Ce n’était pas un vote chauvin. Ce n’était pas un vote de cœur. C’était tout simplement le bon choix.

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Sur le strict plan des statistiques, l’ailier droit méritait de suivre les traces des Patrick Roy, Mario Lemieux, Wayne Gretzky, Mike Bossy ou Jean Béliveau.

Marchessault a partagé le sommet des buteurs (13) avec Leon Draisaitl. Il a terminé au deuxième rang pour les points (25), un mince point derrière Eichel. L’ancien des Sabres a gonflé sa fiche personnelle avec trois passes dans le cinquième match contre les Panthers. Et dans la catégorie des plus et moins, Marchessault a également terminé au premier rang de la LNH en séries à +17. 

Getty Images via AFP
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La définition du gagnant

Mais il y a aussi les intangibles. Marchessault marquait les gros buts. Il cochait présent dans les grands moments. Au deuxième tour des séries, c’est lui qui a envoyé Connor McDavid, Leon Draisaitl et les Oilers en vacances avec trois buts en deuxième période du sixième et dernier match.

En finale, il a marqué le premier but des siens lors du premier match et du deuxième. Il donnait le ton à son équipe. Il montrait le chemin à suivre.

«Marchy, c’est un gagnant, a raconté le capitaine Mark Stone à la veille du cinquième match. Il cherche des moyens pour tricher afin de gagner même quand on joue au soccer avant un match. Il est tellement compétitif.»

«Il n’y avait pas de rivalité entre nous, a dit Eichel lors des festivités. Plusieurs gars pouvaient le gagner : Stone, Hill, Marchy. Mais je suis tellement heureux pour Marchy, ça représente beaucoup. Il est un joueur de la première heure à Vegas et il méritait pleinement cet honneur. »

Les résultats pour le vote doivent être acheminés aux dirigeants de la LNH alors qu’il reste environ dix minutes en troisième période lorsque l’élimination est à l’enjeu.

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