«Pourquoi est-ce qu'on se sentirait négligés?»: les Canucks de Vancouver en pleine confiance à l'approche de leur série face aux Oilers d'Edmonton


Kevin Dubé
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VANCOUVER | Maintenant que les Maple Leafs de Toronto sont éliminés, l’espoir canadien de mettre un terme à l’interminable disette de 30 ans sans coupe Stanley repose sur deux équipes: les Canucks de Vancouver et les Oilers d’Edmonton. Et à regarder les prédictions des différents observateurs, ce sont les Oilers qui sont largement favoris.
La troupe de Connor McDavid affrontera celle de Quinn Hughes à partir de mercredi dans ce qu’on peut probablement appeler: la bataille du Canada ou, si on veut être plus poétique, la guerre de la feuille d’érable.
En saison les Canucks ont remporté les quatre matchs entre les deux formations. Malgré tout, les Oilers sont largement favoris pour accéder au carré d’as.
D’un côté, c’est compréhensible: Edmonton a été dominante en première ronde face aux Kings de Los Angeles, les éliminant en cinq parties et les gros canons des Oilers ont été à leur meilleur.
Connor McDavid a inscrit 12 points dans cette série et Leon Draisaitl 10, tandis que Zach Hyman a marqué 7 fois, un sommet dans la LNH.
Un groupe en confiance
Mais, sous-estime-t-on injustement les Canucks qui, même s’ils n’ont pas démontré la même domination face aux Predators de Nashville au premier tour et qu’ils sont privés de leur gardien numéro un Thatcher Demko, ont tout de même terminé le calendrier régulier au premier rang de la division Pacifique avec 50 victoires et 109 points?
«Pourquoi est-ce qu’on se sentirait comme les négligés? a lancé à l’auteur de ces lignes le colosse Nikita Zadorov. Tu ne peux pas avoir de succès en séries si tu arrives en te disant que tu es sous-estimé et que tu espères être chanceux. Nous sommes ici pour une raison et, de toute façon, tout le monde nous néglige depuis le début de la saison et regarde où on a terminé. Maintenant, ce sont les séries, c’est une autre histoire, mais nous sommes prêts pour le défi.»
On peut donc dire qu’il n’est pas d’accord et, du haut de ses 6 pi 6 po et 248 lb, on n’a pas osé le contredire.
Un sentiment partagé par l’attaquant Dakota Joshua qui estime que ce statut de négligés n’est en fait qu’une création des médias.
«On est très confiant en nos moyens et ce que vous dites est hors de notre contrôle. De notre côté, on a toute la confiance du monde qu’on peut remporter cette série.»
Engouement
Une chose est certaine, il y a un engouement pour cette série toute canadienne. Le diffuseur canadien officiel de la LNH, Sportsnet, a d’ailleurs dépêché son équipe A pour cette série, à la suite de l’élimination des Maple Leafs, composée notamment du descripteur Chris Cuthbert, de l’analyste Chris Simpson ainsi que du reporter Scott Oake.
Pourtant, outre le fait qu’il s’agisse de deux équipes du Canada, il n’existe pas une rivalité naturelle entre les Canucks et les Oilers.
Mais ce n’est pas parce qu’il n’existe pas d’historique entre les deux formations que la série actuelle n’en écrira pas le premier chapitre, surtout qu’il semble évident que ce sont deux formations vouées à connaître encore du succès dans le futur et, possiblement, à se retrouver en séries à plusieurs reprises.
«C’est la deuxième ronde, il ne reste que huit équipes et, maintenant, Edmonton est sur notre chemin et nous sommes sur le leur. On ne peut rien tenir pour acquis puisque certains joueurs n’auront peut-être jamais la chance de revivre ça. Ça, ça aide à créer des rivalités. Il faut qu’on soit fâché et frustré envers eux. Peu importe ce que ça prend à ton corps pour atteindre ce niveau, il faut que tu le trouves. C’est ça qui aide à bâtir une rivalité. Ça peut arriver dès la première présence ou c’est peut-être même déjà le cas, je ne le sais pas. Mais il faut le trouver», mentionnait l’entraîneur-chef des Canucks, Rick Tocchet.