«Pour un jeune de 19 ans, je suis très impressionné» –Martin St-Louis au sujet de Juraj Slafkovsky

Jean-François Chaumont
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«Avec une jeune équipe, tu cours après la constance.» Martin St-Louis a répété cette phrase plus d’une fois à quelques heures du départ de son équipe en direction de Buffalo.
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S’il y a un joueur qui a le sentiment de courir un peu moins dernièrement, c’est Juraj Slafkovsky.
Utilisé à l’aile droite du premier trio en compagnie de Nick Suzuki et de Cole Caufield lors des deux derniers matchs, Slafkovsky a passé le test contre le Kraken de Seattle et les Kings de Los Angeles.
Le premier de classe au repêchage de 2022 n’a pas écrit son nom sur la feuille de pointage, mais il a suivi la cadence avec les deux meilleurs attaquants de son équipe. Il n’a pas juste suivi le rythme, il était souvent celui qui le dictait.
Slafkovsky a gagné une multitude de batailles le long des rampes en utilisant bien son gros gabarit (6 pi 3 po et 230 lb). Mais il y a un élément qui ressortait encore plus: sa vision du jeu.
«J’ai le sentiment qu’il scanne mieux la glace et qu’il voit encore mieux ses coéquipiers, a affirmé Nick Suzuki après le revers de 4 à 0 contre les Kings. Slaf a travaillé sur sa vision du jeu lors de la saison morte et ça paraît. Il repère mieux ses coéquipiers et il réussit de belles passes.»
Plus de touches, plus de confiance
Le CH n’a pas fait de Slafkovsky son premier choix au total à l’encan de 2022 pour ses qualités de passeur. On le décrivait avant tout comme un ailier en puissance susceptible de marquer plusieurs buts dans la LNH.

Selon un bon vieux cliché, la vision du jeu reste un truc instinctif, une force qui ne s’enseigne pas vraiment.
«C’est un peu des deux», a répliqué Martin St-Louis quand on lui a demandé si la vision du jeu était plus une question d’instinct ou d’enseignement. «Mais à 19 ans, je pense que ça s’enseigne encore un petit peu. C’est ça que je remarque. Pour Slaf, sa constance est bonne depuis le début de l’année. Il a eu de meilleurs matchs et de moins bons. Mais pour un jeune de 19 ans, je trouve que sa constance représente l’une de ses forces.»
«Ce que j’aime de Slaf, c’est que dans nos concepts, il remarque ses points de repère, a poursuivi St-Louis. Il sait où ses coéquipiers sont sur la glace et où sont ses adversaires. Il reconnaît si c’est une équipe qui joue une couverture de zone ou joueur contre joueur. C’est très élevé, comment il réfléchit. Ce n’est pas un hasard s’il a plus de touches et qu’il est plus confiant.»
«Il est confiant puisqu’il a beaucoup de touches. Plus tu as de touches, plus tu as de confiance. Plus ta confiance monte, plus ton exécution monte. Pour un jeune de 19 ans, moi, je suis très impressionné.»
Des confrontations difficiles
À ses deux derniers matchs, Slafkovsky a joué 17 min 14 s contre le Kraken et 18 min 16 s contre les Kings. En plus de patiner avec Suzuki et Caufield à cinq contre cinq, il se retrouvait aussi au sein de la première vague en supériorité numérique.
Pour lui, c’est une occasion en or. Mais c’est aussi le défi d’avoir dans les pattes les meilleurs défenseurs de l’équipe adverse et les trios plus défensifs. C’était encore plus frappant pour la visite des Kings. Slafkovsky a réalisé la majorité de ses présences contre Drew Doughty et Mikey Anderson et le trio de Phillip Danault (Kevin Fiala-Danault-Trevor Moore).
Malgré une mauvaise fin de match du Tricolore face aux Kings, Slafkovsky, Suzuki et Caufield ont terminé la soirée de jeudi avec un Corsi positif (55,26%). Ils ont donc passé plus de temps à cinq contre cinq en territoire ennemi.