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Pour le premier but de Laine, j’étais là

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-12-04T04:58:13Z

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Lorsque Lou Lamoriello sera admis au Temple de la Renommée du hockey, sur sa place commémorative, il sera écrit qu’il fut le maître dans l’art d’assembler des équipes endormantes. Les Islanders, de qui il est directeur général depuis 2018, ne sont pas différents. 

Il ne fallait donc pas s’attendre à une grande confrontation, mardi soir, au Centre Bell. Sauf que...

Sauf que c’est le match qu’a choisi Patrik Laine pour effectuer son retour au jeu après une absence de près d’un an. En matinée, le Finlandais avait dit souhaiter reprendre là où il avait laissé la dernière fois qu’il a chaussé les patins dans un match de saison régulière, le 14 décembre 2023.

Encore une fois, le Finlandais a été exaucé. Celui que les partisans ont applaudi à tout rompre au moment de l’annonce de la formation partante a ouvert la marque.

Postée dans le bureau de Cole Caufield, pendant une attaque massive, la nouvelle coqueluche a déjoué Ilya Sorokin avec un solide tir des poignets dans le coin supérieur gauche.

Les partisans du Canadien sont tellement devenus fous de joie qu’on a eu de la difficulté à entendre la splendide voix de Michel Lacroix lors de la confirmation de ce but.

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Gros, mais timide 

Pour ce baptême dans l’uniforme montréalais, l’attaquant de 26 ans a été utilisé pendant 19 mins 48 s de jeu. Il a décoché deux tirs au but.

Une performance qui lui a valu la première étoile. Encore une fois, on a passé près d’une perte de connaissance collective.

Il faut dire que tout le monde avait le coeur léger. Nick Suzuki venait tout juste de donner la victoire à leurs favoris en marquant son 10e but de la saison, en prolongation.

Laine méritait pleinement cette étoile. Ne serait-ce que pour être parvenu à passer à travers autant d’épreuves au cours des 12 derniers mois.

Mais s’il a touché la cible en supériorité numérique, à forces égales, le trio qu’il formait avec Kirby Dach et Juraj Slafkovsky n’a pas été très menaçant. Au contraire, il a été celui qui a obtenu le moins d’occasions de marquer.

Un peu plus de cran de la part des compagnons de trio du numéro 92, surtout de Dach, pourrait changer la donne.

Montembeault même sur le dos

On ignore ce qui arrivera à Patrick Roy au cours des prochains jours et des prochaines semaines. Il a dit ne pas porter attention à ce qui se dit dans les médias, mais la marmite commence à chauffer à Long Island. Et, pas certain que ce revers contre l’équipe qui occupait le 31e rang du circuit Bettman passera sans écorcher l’oesophage du bon Lou.

C’est déjà un 10e revers par l’écart d’un but pour les Islanders. Disons que les chances que ça arrive sont beaucoup plus grandes quand tu es incapable de générer des attaques soutenues.

Cela dit, Samuel Montembeault a eu son mot à dire dans cette courte victoire. Fidèle à son habitude, le Tricolore a connu un léger passage à vide, dans les derniers instants de la deuxième période.

Rien de bien long. Mais sans les prouesses du Bécancourois, qui a entre autres frustré Jean-Gabriel Pageau, alors qu’il était couché sur le dos, les Montréalais auraient vu leur séquence de revers se prolonger à trois.

Non, ce n’était pas un match parfait. Il a même souvent été ennuyant. Néanmoins, les 21 105 spectateurs qui se trouvaient à l’intérieur du Centre Bell pour dire: «Pour le premier but de Laine, j’étais là.»

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