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«On tire de l’arrière, mais on n’est pas morts»: malgré l’urgence qui pointe à l’horizon, Martin St-Louis ne cède pas à la panique

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-05-26T17:28:17Z

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Ça faisait un bail que le Canadien n’avait pas subi deux revers de suite. En fait, il faut remonter aux 14 et 15 mars pour recenser une courte séquence du genre.

Ces deux revers face aux Hurricanes font en sorte que le Tricolore se retrouve dans une position qu’il n’avait jamais vécue depuis le début du tournoi : tirer de l’arrière dans une série. Même lors des deux rondes précédentes, où les Montréalais ont eu besoin de sept confrontations pour éliminer le Lightning et les Sabres, ça ne lui était pas arrivé.

Le timing est d’autant pire que dans l’histoire de la LNH, l’équipe qui a pris les devants deux victoires à une dans la série précédant la finale a éliminé son adversaire dans 76,7 % des cas (92-28).

« On tire de l’arrière, mais on n’est pas morts », a lancé Martin St-Louis, au lendemain de ce deuxième revers en prolongation.

« On savait que ce serait difficile. On sait qu’on a du travail à accomplir, a déclaré Joe Veleno, qui a fait son entrée dans cette finale de l’Est, lundi soir. Mais, au sein de notre groupe, on a une bonne mentalité. On est reconnus pour rebondir après une défaite. »

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Se fier à l’expérience

C’est vrai que les hommes de Martin St-Louis ont fait leurs preuves de ce côté tout au long de la saison. Toutefois, s’ils souhaitent augmenter leurs chances de ne pas faire partie des statistiques, ils devront absolument l’emporter mercredi.

« On ne peut pas tirer de l’arrière trois à un dans la série, a lancé Alexandre Carrier. Oui, on peut donner du crédit aux Hurricanes, mais on doit prendre une partie du blâme et se regarder dans le miroir. On sait qu’on est capables de jouer mieux et de générer plus. »

« C’est seulement la première fois qu’on tire de l’arrière. Considérant où nous sommes rendus, c’est quand même bien, a noté Kaiden Guhle, assis près de Carrier sur le podium. Toutefois, [mercredi], il faudra jouer de façon un peu plus désespérée. On ne veut pas retourner en Caroline en retard 1-3. »

Des déclarations contraires auraient été surprenantes. Toutefois, comment s’assurer que ce désir et cette volonté ne se transforment pas en pression supplémentaire qui pourrait devenir aussi étouffante que l’échec avant des Hurricanes ?

Sans compter que le Canadien affiche un dossier de 2-5 au Centre Bell depuis le début des séries.

« Même si on n’a pas tiré de l’arrière, on a joué des matchs cruciaux. Des matchs qu’il fallait absolument gagner. On a appris de ça », a indiqué Carrier, faisant entre autres référence aux deux matchs ultimes.

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« Si on gagne ce match, on se retrouvera à 2-2. C’est une situation qu’on a vécue souvent jusqu’ici, a poursuivi le défenseur. On a acquis beaucoup d’expérience dans les deux premières séries. Demain, ça va être payant. »

Une réelle corvée

Sauf qu’à part la confrontation ultime contre le Lightning, lors de laquelle il a seulement décoché neuf tirs, le Canadien n’a jamais paru autant dans le trouble. Même si les deux derniers matchs se sont rendus en prolongation.

« On savait que plus on avancerait, plus ça deviendrait plus difficile. On le savait, mais là on le réalise. C’est une corvée », a déclaré l’entraîneur-chef du Canadien.

Les Hurricanes et leur échec avant agressif ne sont pas étrangers à la lourdeur de cette corvée. Mais bon, le Tricolore n’a pas le choix de faire avec cette contrainte s’il souhaite passer à l’étape suivante.

« Ce n’est pas facile et ce n’est pas amusant de jouer contre ça. Mais, dès le départ, on le savait que ce serait comme ça, a affirmé Veleno. Ils jouaient de la même façon pendant la saison régulière. »

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