Tous les résultats
Publicité

Penguins de Pittsburgh: Samuel Poulin a rencontré Kyle Dubas et Jason Spezza pour discuter de sa situation personnelle

Photo Jean-François Chaumont
Photo portrait de Jean-François Chaumont

Jean-François Chaumont

2023-09-16T15:00:00Z

Partager

BUFFALO | Il y a un an pratiquement jour pour jour, Samuel Poulin portait le même uniforme des Penguins de Pittsburgh et il patinait sur la même glace, le Lecom Harborcenter, le centre d’entraînement des Sabres qui accueille un tournoi des recrues avec six équipes de la LNH. 

• À lire aussi : 17 espoirs des autres équipes sous la loupe pour le tournoi des recrues à Buffalo

• À lire aussi : « J’ai travaillé beaucoup sur moi-même » – Samuel Poulin

Il y a un an, Poulin rêvait surtout de la LNH. Choix de premier tour (21e) des Penguins en 2019, il s’imaginait avec Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Kristopher Letang à Pittsburgh. 

Il n’a rien perdu de ce rêve. Mais il le façonne maintenant différemment. Avant d’aspirer à un poste à temps plein au niveau de la LNH, il a besoin de prendre soin de ce qu’il y a de plus important, sa propre personne. Il doit être bien dans sa peau, dans son corps et dans sa tête. 

« De la façon que je vois ça, c’est un processus continu, a dit Poulin à une poignée de journalistes du Québec. Quand je suis revenu chez moi la saison dernière, j’essayais d’avoir une meilleure journée que la veille. J’ai comme amené ça au hockey aussi. Je ne me stresse pas trop avec la LNH ou AHL. Honnêtement, s’il faut que je joue dans l’ECHL parce que j’en ai trop perdu, ça sera ça. »

Publicité

« Je veux juste jouer au hockey, avoir du fun. Je veux performer aussi, parce que je suis un athlète. Mais je veux juste avoir du fun. »

Un recul pour mieux avancer

À sa sortie d’un premier match contre les Bruins de Boston, un revers de 4 à 2, au tournoi des recrues à Buffalo, Poulin a partagé les grandes lignes du mal qui le rongeait la saison dernière. Des problèmes de santé mentale l’ont forcé à décrocher du hockey.

Photo d’archives, AFP
Photo d’archives, AFP

« Je reste vraiment en surface, je ne veux pas rentrer dans les détails, mais j’arrivais à l’aréna et j’étais... Quand j’ai commencé à jouer à 4-5 ans, j’avais juste un sourire dans la face tous les jours que j’avais un bâton dans les mains. Mais avec les années, j’avais perdu ça un peu. C’est ça que j’ai retrouvé dans les derniers mois. Ça fait juste vraiment du bien de savoir que je vais à l’aréna pour avoir du fun avec les boys. »

Il n’a joué que 15 matchs l’an dernier avec les Penguins de Wilkes-Barre dans la Ligue américaine, obtenant quatre buts. Il a aussi fait ses premiers pas dans la LNH en endossant l’uniforme des Penguins pour trois rencontres. 

Publicité

Le 7 décembre 2022, il a choisi mettre sa saison sur pause pour de longues semaines en raison de problèmes personnelles. Il est rentré chez lui au Québec, puis il n’a joué que deux matchs au mois d’avril, en fin de saison, à Wilkes-Barre. 

Poulin sait qu’il aura maintenant besoin de temps pour retrouver ses repères. Un jour, il se promet de s’ouvrir encore plus pour probablement aider d’autres joueurs ou athlètes. 

« Je ne veux pas trop parler de ça. C’est du stress de plus parce que j’ai joué deux matchs dans les neuf derniers mois. Comme tout le monde qui revient d’une blessure, c’est un peu plus stressant. Je partagerai plus de choses à un meilleur moment, mais pour l’instant, j’en ai beaucoup à gérer avec le camp, je me concentre là-dessus. »

Une rencontre avec les dirigeants

Les Penguins garderont un œil sur Poulin lors des prochaines semaines. Kyle Dubas, le nouveau président et DG de l’équipe, et Jason Spezza, un nouveau DG adjoint, ont regardé attentivement son premier match. 

Poulin s’est d’ailleurs entretenu avec ses patrons.

« Je suis allé au camp de développement de l’équipe en juillet. L’équipe m’a demandé si je voulais y aller, j’étais sur les talons, ça ne me tentait pas trop. J’ai choisi d’y participer. J’ai eu une discussion avec Dubas et Spezza à la fin du camp. C’était vraiment chouette de leur part, la façon qu’ils me parlaient, de comprendre cette facette-là de la vie des gens. Ils me disaient qu’à Toronto, du monde du personnel composait avec ces affaires-là et ils savaient à quel point ça affectait les gens. »

Jamais, Poulin n’a senti qu’on le jugeait parce qu’il traversait des épreuves d’ordre psychologique.
 

AFP
AFP

« Le personnel qui était là avant, c’était la même chose, ils étaient super ouverts à ça. C’est merveilleux qu’on soit rendus là en 2023. Dans le temps de mon père [Patrick], c’était zéro de même. Il m’en parlait. C’était : tu ne dis rien, tu fermes ta bouche, tu rentres au travail. Je suis content de voir que c’est de moins en moins tabou et que les gens s’ouvrent de plus en plus. »

Poulin, qui a croisé Jonathan Drouin lors de matchs de hockey à trois contre trois cet été, n’a pas encore eu une conversation avec lui. Mais il aimerait bien le rencontrer pour partager son histoire.  

Publicité
Publicité