Après le scandale d’espionnage, l’équipe féminine de soccer du Canada «fière» malgré la défaite


Benoît Rioux
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La défaite de l’équipe féminine de soccer du Canada, samedi en quarts de finale, a mis temporairement le couvercle sur le scandale d’espionnage ayant secoué le pays au début de ces Jeux olympiques de Paris.
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Un revers essuyé aux tirs au but contre l’Allemagne a causé l’élimination de la formation canadienne qui, malgré une pénalité de six points au classement, avait réussi à franchir la phase préliminaire.
«Je suis super fière de la performance», a réagi l’entraîneur-chef par intérim Andy Spence, cité par le réseau CBC. «C’était merveilleux de voir les joueuses bâtir leur propre momentum et, malheureusement, nous n’avons simplement pas obtenu le résultat escompté.»
«Notre équipe a fait un travail incroyable pour bloquer le bruit provenant de l’extérieur», a pour sa part fait remarquer la joueuse Janine Beckie, selon la même source. «Pour être honnête, je ne pense pas que nous voulions en savoir davantage après toutes les nouvelles qui ont fait les manchettes.»
Des courriels incriminants
Rappelons les faits! À trois jours de l’ouverture des JO, deux membres du personnel d’entraîneurs de la formation canadienne ont été renvoyés. L’un d’eux avait donc été arrêté en France après avoir fait voler un drone au-dessus d’un terrain où s’entraînait, à huis clos, l’équipe de la Nouvelle-Zélande.
Reconnaissant les gestes, Joseph Lombardi a rapidement été condamné à huit mois de prison avec sursis tandis que le retrait de l’entraîneuse Bev Priestman s’est imposé, d’abord face aux Néo-Zélandaises. Or, des révélations ont ensuite fait surface au sujet d’une affaire d’espionnage qui durerait depuis des années à Soccer Canada.
Dans la journée du samedi 27 juillet, on annonçait que Priestman serait suspendue pendant un an par la FIFA. Le lendemain, celle-ci s’excusait, disant avoir «le cœur absolument brisé» à cause des sanctions imposées aux joueuses canadiennes. Des courriels incriminants allaient ensuite être exposés. C’est dire que la marmite bouillonne toujours et que le dossier n’est assurément pas encore réglé.
«Nos joueuses n’auraient pas dû être punies»
Soccer Canada avait fait appel de la sanction de six points auprès du Tribunal arbitral du sport, ce qui a été rejeté.
«À travers ce processus, Soccer Canada a tenté de démontrer qu’il prenait ses responsabilités et qu’il communiquait avec transparence», avaient alors indiqué le président de la fédération, Peter Angruso, ainsi que son président-directeur général et secrétaire général, Kevin Blue, par voie de communiqué. «Nous sommes déçus de la décision et continuons de croire que nos joueuses n’auraient pas dû être punies pour des actions qui n’étaient pas les leurs.»
Championnes en titre à Tokyo, les joueuses canadiennes ont fait fi de la situation et remporté leurs trois matchs du tournoi à la ronde avant de s’incliner lors des quarts.
«Le personnel de l’équipe a été absolument incroyable, ouvert et disponible», a tenu à souligner Beckie, également citée par CBC. «Ils ont travaillé 24 heures par jour, sans dormir.»