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Porte-drapeau du Canada: une expérience exceptionnelle pour Maude Charron et sa famille

Dominick Gravel/Agence QMI
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-07-26T17:15:16Z

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PARIS | Si l’haltérophile Maude Charron est au 7e ciel depuis qu’elle a appris qu’elle serait la porte-drapeau du Canada lors des cérémonies d’ouverture des Jeux de Paris en compagnie du sprinter Andre De Grasse, il en va de même pour sa mère qui est arrivée dans la Ville Lumière, jeudi, en prévision de ce moment historique pour la famille du Bas-Saint-Laurent.

«Ça va être le plus gros show de ma vie auquel je vais assister, a lancé Claire Garon avec le sourire. C’est tout un honneur qu’ils ont fait à ma fille. C’est à peine croyable. Même si je suis arrivée à Paris, je ne le réalise pas encore. Je capote. Je vais regarder avec mes yeux, enregistrer dans ma mémoire et non pas filmer avec mon téléphone.»

Après les Jeux de 2021, à Tokyo, où Charron avait remporté l’or chez les 64 kg, Charron n'avait pas caché sa déception que ses proches ne puissent pas être présents en raison de la pandémie. «Maude voulait vivre l’expérience olympique, elle va avoir la totale à Paris, a souligné la mère. Elle ne peut pas avoir mieux. C’était rien à Tokyo et c’est tout cette fois. Elle va vivre son expérience olympique, et je suis vraiment contente pour elle.»

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Difficile de vivre les Jeux à distance

Mme Garon a trouvé difficile de vivre les Jeux de Tokyo à distance. «À Tokyo, quand Maude a vécu toutes ces émotions après avoir remporté l’or, je l’ai vue tomber en morceaux tellement c’était intense, et j’aurais tellement voulu être présente pour la soutenir, a-t-elle exprimé. Je me suis demandé qu’est-ce que je faisais dans mon salon.»

Pour la cérémonie d’ouverture, Charron a pu compter sur la présence de ses parents ainsi que de sa sœur et de son frère. Elle était sur le même vol que son père et son frère. Charron comptera une vingtaine de ses proches dans les gradins le 8 août.

Mme Garon sera rejointe par sa sœur, samedi à Paris, et elles partiront pour la Bretagne avant de revenir pour la compétition. «On va se donner un peu d’air, a-t-elle imagé, et fuir la grande ville. Les grands espaces et l’eau coulent dans nos veines.»

Initialement, Charron ne devait pas assister à la cérémonie d’ouverture. Elle devait aller à Nice pour le camp de l’équipe canadienne. Elle y sera, mais deux jours plus tard.

«J’étais un peu déçue de rater la cérémonie d’ouverture, mais le Comité olympique me l’a servi sur un plateau d’argent, a-t-elle résumé, toujours incrédule d'avoir été sélectionnée. Je veux adsorber le plus de souvenirs possible et vivre le plus d’émotions possible. Je fais maintenant partie d’un petit groupe d'athlètes qui ont obtenu cet honneur et c’est encore plus exceptionnel parce que c’est à Paris.»

Bateau à quatre pays

Le Canada a partagé le même bateau avec la Chine, le Chili et le Cameroun. «C’est pourquoi les Jeux olympiques sont uniques et spéciaux, a souligné le chef de la direction générale et secrétaire général du CIO, David Shoemaker. Malgré nos différends avec la Chine concernant leurs 23 nageurs qui ont été contrôlés positifs, mais qui sont présents à Paris, les athlètes des deux pays ont vécu ce moment ensemble.»

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