Polycor: Québec solidaire interpelle le commissaire à l'éthique et à la déontologie


Nicolas Lachance
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La députée solidaire Ruba Ghazal demande au commissaire à l’éthique de se pencher sur la transaction de près de 100 M$ entre Investissement Québec (IQ) et l’entreprise Polycor.
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Après avoir alerté le commissaire au lobbyisme, Mme Ghazal demande maintenant au commissaire à l’éthique d’analyser également la transaction et les liens entre le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon et Polycor.
Favoritisme ou pas ?
« Dans ce dossier-là, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de questions qui restent en suspens et c’est très important qu’on les clarifie, a-t-elle indiqué. Est-ce qu’il y a eu du favoritisme ?
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Ce sont de vraies questions, des questions qui nous inquiètent. Il y a même eu des entreprises québécoises locales concurrentes à Polycor qui ont dit : comment ça se fait que nous, on ne nous a pas appelés ? »
Elle estime que le commissaire à l’éthique pourrait répondre à ces questions.
Contradiction
Selon le quotidien Le Devoir, une conversation a eu lieu le 18 janvier dernier entre le président-directeur général d’Investissement Québec, Guy LeBlanc, et Patrick Perus, le président-directeur général de Polycor. Ils étaient en présence d’un représentant de TD Valeurs mobilières, le mandataire de Polycor.
M. Perus n’était pas inscrit au registre des lobbyistes du Québec.
Au début du mois de mai, Québec et IQ ont annoncé prendre une participation de 98 M$ dans l’entreprise spécialisée dans l’extraction de granit.

IQ admet la conversation, mais Polycor la réfute.
Puis, la journée suivant l’annonce, le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon était resté flou sur ses échanges récents avec l’entreprise.
Le Journal rapportait que Polycor avait publié une « mise au point » pour dire que son PDG, Patrick Perus, avait appelé le ministre, à sa demande, dans le cadre « d’un appel de courtoisie » de moins d’une minute.