Policière atteinte par balle en Beauce: une caméra aurait aidé à la recherche du suspect

Elsa Iskander
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De l’avis d’anciens policiers de la Sûreté du Québec (SQ), la présence de caméras corporelles ou sur les véhicules de la SQ aurait probablement aidé à la recherche du suspect qui a fait feu sur une agente.
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« S’il y avait eu une caméra physique sur la policière ou s’il y avait eu une caméra sur le véhicule, c’est évident que ça aurait facilité la recherche parce qu’on aurait des images aujourd’hui minimalement du véhicule », explique Robert Poëti.
« Une caméra corporelle aurait probablement aidé », estime également Paul Laurier. Pour identifier le suspect, mais aussi parce qu’annoncer la présence d’une caméra peut calmer une situation, vu que l’individu sait désormais qu’il est filmé, explique-t-il.
« On est rendu là »
Si les véhicules ne sont pas tous munis de caméras, comme aux États-Unis par exemple, c’est surtout en raison des coûts, dit M. Laurier, ajoutant que cela ne devrait pas être un frein à leur implantation.
« On est rendu là, la technologie est là, mais il faut qu’il y ait une volonté politique de le faire. »
L’argument selon lequel les caméras sont trop dispendieuses ne tient plus la route, soutient aussi M. Poëti.
« Lorsqu’on parle d’équipement, aujourd’hui, le coût relié à ça est beaucoup moindre qu’il aurait été dans les années précédentes. Lax technologie s’est améliorée. Et je pense que lorsqu’on parle de sécurité, lorsqu’on parle de vies : c’est un investissement, ce n’est pas une dépense. »
Des situations comme celle qui s’est produite en Beauce ne sont pas fréquentes, selon M. Poëti.