«Plusieurs coachs sont là pour leur ego»: Sport’Aide réagit au cri du cœur d’Alexandre Picard sur le hockey mineur


Stéphane Cadorette
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En lisant la chronique choc de l’ancien défenseur Alexandre Picard à propos de ses désillusions par rapport au hockey mineur, le directeur général de Sport’Aide n’est pas passé proche de tomber en bas de sa chaise et c’est ce qui l’attriste le plus.
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«On n’est malheureusement pas surpris. Quand on rencontre des groupes et qu’on essaie de les sensibiliser, il y en a qui entendent, mais la majorité qui est obsédée par les résultats ne comprend pas», se désole Sylvain Croteau.
Parents agressifs, entraîneurs obsédés par les résultats, temps de jeu mal réparti et jeunes joueurs en perte de confiance : tout y passe dans la chronique de Picard, qui comme père et assistant entraîneur, se dit désabusé.
- Écoutez la chronique culture et société avec Jean-François Baril et Sophie Durocher via QUB:
Sport’Aide, organisme qui fait la promotion d’un environnement sain et sécuritaire pour les sportifs, s’est rangé derrière Picard.
«Ces comportements sont tellement ancrés dans les traditions au hockey. Il y a encore beaucoup de monde qui voit leur enfant dans la Ligue nationale.
«Les coachs ne sont pas toujours là dans une notion de développement. Plusieurs sont là pour leur ego. Ils sont là pour les bannières et les trophées. Le problème, c’est que nos jeunes sont au service du système sportif alors que c’est l’inverse qui devrait arriver», déplore M. Croteau.
Vers une campagne choquante
Les disproportions du temps de jeu entre différents jeunes joueurs d’une même équipe sont particulièrement dénoncées par Picard et, encore là, Sport’Aide seconde.
«En ne faisant pas jouer un jeune, tu ne contribues pas à son développement. Je peux comprendre qu’à un certain niveau, tu raccourcis le banc. Mais à 10-11-12 ans, arrêtez! On en échappe combien des champions actuellement sans le savoir?» se questionne M. Croteau.
Selon lui, l’une des solutions est de refléter les comportements dénoncés par le biais d’une véritable campagne choc au même titre que celles sur l’alcool au volant.
«Il faut que les gens voient les comportements à l’écran pour qu’ils réalisent que c’est eux ou leurs chums qui sont représentés. Il faut montrer des enfants qui sont tristes, des parents qui disjonctent, des arbitres qui se font intimider. C’est ça la réalité.»