Plus qu’un champion des buts sur balles


Benoît Rioux
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Ceux qui connaissent moindrement Édouard Julien n’ont pas été surpris de voir le Québécois soutirer un but sur balles avant d’obtenir un premier coup sûr dans le baseball majeur.
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C’est effectivement grâce à une passe gratuite que Julien s’est retrouvé pour une première fois sur les sentiers, mercredi au Minnesota, lors de ses débuts dans les ligues majeures avec les Twins.
Ceci étant dit, Julien est beaucoup plus que « le dieu des buts sur balles », un surnom qui lui colle à la peau, à tort ou à raison.
« Quand il se présente au bâton, son objectif n’est pas d’avoir des buts sur balles, explique l’entraîneur québécois Josué Peley, qui travaille avec Julien à l’entraînement durant la saison morte. Le but est d’attaquer la zone des prises, surtout tôt dans le compte. C’est vrai qu’Édouard a un œil au bâton supérieur à la moyenne et son élan est tellement rapide qu’il peut se permettre de lire la trajectoire de la balle plus longtemps. C’est rare qu’il s’élance sur des mauvais lancers.
« Je ne dirais pas qu’il est patient au bâton, je dirais qu’il est sélectif », a nuancé celui qui a fait le déplacement jusqu’au Yankee Stadium jeudi et qui se décrit comme un mentor, un conseiller et un ami de Julien.
Encore mieux qu’un simple ?
En 234 matchs disputés dans les ligues mineures depuis 2021, le Québécois a totalisé 215 buts sur balles en plus d’être atteint 14 fois. Amassant 234 coups sûrs au passage, il a présenté un taux de présences sur les sentiers de ,437. Cette importante statistique a été encore plus impressionnante pour Julien durant l’automne dernier, dans l’Arizona Fall League (,563), puis en mars, en quatre matchs avec l’équipe canadienne durant la Classique mondiale (,667).
À moins d’avoir des coéquipiers en position de marquer, un but sur balles peut souvent être aussi bon, voire encore mieux qu’un simple.
« Parfois, un but sur balles, c’est encore mieux qu’un simple parce que tu fais travailler davantage le lanceur adverse, a noté Peley. Tu peux aussi t’en servir pour amasser de l’information, que ce soit pour ta prochaine présence contre le même lanceur ou pour tes coéquipiers. Ça peut aussi mettre une pression sur le lanceur, qui vit une manche de stress, ça vient aider tout le monde dans l’équipe. »