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Plus que deux matchs pour faire sa place: Samuel Blais a compris le message de la direction du Canadien

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-09-29T20:06:01Z

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Si l’on fait exception de David Reinbacher et de William Trudeau, tous deux blessés, il ne reste plus que 27 joueurs au camp du Canadien. Au terme des deux matchs de la semaine contre les Sénateurs, la direction de l’équipe devra retrancher un gardien, un défenseur et deux attaquants.

Comme on le mentionnait dans l’édition de lundi, c’est à cette dernière position que la lutte est réellement la plus excitante.

«C’est très serré, a lancé Martin St-Louis au terme de l’entraînement. On a de belles options.»

Puisqu’Oliver Kapanen n’a été utilisé qu’avec des vétérans et qu’on le retrouve maintenant avec Alex Newhook et Ivan Demidov, il est pratiquement assuré d’amorcer la saison à Montréal.

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo MARTIN CHEVALIER

La véritable course, c’est derrière lui qu’elle se dessine. Lundi matin, contrairement à l’Européen, qui portait un chandail régulier, Samuel Blais, Joe Veleno, Owen Beck et Florian Xhekaj étaient tous vêtus d’un gaminet bleu marine.

C’est donc au sein de ce quatuor que seront remis les deux billets de métro en direction de Laval.

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«Ça démontre qu’il faut que tu voles le boulot de quelqu’un. Rien ne te sera donné», a lancé Beck.

La mission de Blais

La bonne nouvelle pour chacun d’eux, c’est qu’ils auront tous au moins un autre match pour prouver qu’ils méritent leur place dans le grand club. Samuel Blais compte, entre autres, se servir de ses épaules pour se démarquer du lot.

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo MARTIN CHEVALIER

«Ils sont venus me chercher pour mon jeu physique. Ils m’ont dit qu’il manquait un peu de ça ici», a raconté Blais, acquis par l’intermédiaire du marché des joueurs autonomes, le 1er juillet.

«Dans les deux matchs que j’ai joués, j’ai démontré que je pouvais m’occuper de cet aspect du jeu, a poursuivi celui qui a distribué un total de 11 mises en échec lors de ces deux rencontres. Mais je suis capable de faire plus que ça. Je suis également capable de faire des jeux avec la rondelle.»

Le Magnymontois a bien saisi le message. D’ailleurs, il a raconté que c’était Craig Berube, à son arrivée dans l’organisation des Blues, à l’automne 2015, qui lui avait conseillé d’ajouter une corde à son arc.

«Il m’a dit que je devais amener quelque chose d’autre dans mon jeu. J’ai décidé que ça allait être le jeu physique et j’étais bon en le faisant. Ça m’a aidé à jouer autant de matchs [257] dans la LNH.»

Une course sans fin

Cela dit, un renvoi à Laval ne sera pas une fin en soi.

«La fin du camp n’est pas une ligne d’arrivée, a prévenu St-Louis. La course continue. Les choses peuvent changer.»

Les saisons sont longues, les blessures fréquentes. Et il n’est pas dit que l’un des joueurs qui amorceront la campagne à Montréal ne sera pas renvoyé dans les mineures ultérieurement.

«Peu importe où tu amorces la saison, c’est important de continuer de travailler dans le but de s’améliorer. Tu ne sais jamais ce qui peut arriver», a déclaré Beck, rappelé pour 12 matchs l’hiver dernier à Montréal.

D’ailleurs, Kapanen est bien placé pour le savoir. Après avoir fait partie de la formation des 23 joueurs en ouverture de saison, il avait été renvoyé à son club suédois après 12 matchs, avant d’être rappelé en toute fin de saison.

Dans une moindre mesure, il y a également une lutte entre Kaapo Kahkonen et Jakub Dobes pour le rôle de gardien auxiliaire. Mais, dans ce cas précis, il s’agit davantage d’un poste à perdre pour Dobes.

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