Michael Hage et le Canadien négocieront en fin de semaine


Nicolas Cloutier
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Voilà, Michael Hage et ses représentants sont libres d’amorcer les négociations avec Montréal pour la signature d’un premier contrat professionnel. Les discussions commenceront en fin de semaine selon ce qu’on a pu apprendre.
On se retrouve toutefois avec plus de questions que de réponses dans les heures qui suivent l’élimination de l’Université du Michigan face à l’Université de Denver.
Dans cette défaite des Wolverines en double prolongation de la demi-finale nationale du tournoi de la NCAA, jeudi soir, à Las Vegas, Hage était en uniforme, mais n’avait toujours pas retrouvé son explosion habituelle dans les premières enjambées. La durée de ses présences sur la glace était particulièrement courte.
Rappelons que Hage a subi une blessure en effectuant un tir sur réception lors de la finale du tournoi de conférence du Big Ten, face à Ohio State, le 21 mars dernier. L’espoir du Canadien a ensuite raté les demi-finales régionales contre Bentley avant d’être limité à un rôle de 13e attaquant en finale régionale contre Minnesota-Duluth.
Hage avait alors deux semaines pour se reposer avant le carré d’as de la NCAA dans la ville du vice, ce qui laissait place à un certain optimisme. Jeudi soir, il avait retrouvé un peu de sa mobilité latérale, mais n’avait toujours pas cette vitesse qui lui permet de se séparer de ses couvreurs.
C’est flou
Laval ou Montréal pour Hage ? Avant le match de jeudi, rien n’avait été décidé. Les négociations avec le Canadien pourraient s’amorcer dès samedi.
Les joueurs des Wolverines ne sont pas rentrés au bercail. Ils assisteront en fait vendredi soir à la cérémonie de remise du trophée Hobey Baker à Las Vegas. Le capitaine de l’Université du Michigan, T.J. Hughes, est parmi les finalistes pour cet honneur décerné au joueur par excellence de la NCAA.
Si Hage n’est pas à 100 %, le Canadien pourrait acheter du temps en lui soumettant un essai amateur dans la Ligue américaine et en mettant le contrat d’entrée en veilleuse.
Hage pourrait alors rejoindre le Rocket de Laval d’ici son rétablissement complet.
Disons alors que le Rocket est éliminé en séries avant le Canadien : l’Ontarien de 19 ans peut signer à tout moment son contrat d’entrée et se rapporter au grand club.
Le chemin inverse n’est pas possible. Hage ne peut signer un contrat d’entrée dans la LNH pour 2025-2026 et jouer à Laval cette saison.
Bref, l’essai amateur dans la Ligue américaine est un pensez-y bien pour acheter du temps dans ce dossier.
Les Bruins de Boston ont employé cette stratégie avec James Hagens, mais elle n’était pas liée à une blessure subie par leur espoir. L’équipe de Hagens, Boston College, a été éliminée plus tôt, vers la fin du mois de mars, et les Bruins en avaient profité pour lui donner du millage dans la Ligue américaine avant de lui consentir son contrat d’entrée, mercredi dernier.
Aussi intéressant pour Hage
Règle générale, les meilleurs joueurs issus des rangs collégiaux veulent brûler la première année du contrat d’entrée pour signer le plus rapidement possible leur prochaine entente dans la Ligue nationale.
Or, c’est une avenue qui a, dans certains cas, avantagé l’équipe plutôt que le joueur.
En effet, si Hage brûlait la première année de contrat et jouait moins de 10 matchs avec le Canadien en 2025-2026, saison régulière et séries combinées, il deviendrait éventuellement un joueur autonome avec compensation de catégorie 10,2 (c).
Ce faisant, il ne serait pas admissible à une offre hostile, ce qui lui enlèverait un pouvoir de négociation.
Ce fut le cas de Lane Hutson, d’ailleurs.
Hutson a signé en début de saison un contrat de huit ans, d’une valeur annuelle moyenne de 8,85 millions $. Son contrat aurait sans doute été plus onéreux s’il n’avait pas brûlé la fameuse année à son arrivée dans le giron du Canadien en 2023-2024 (l’entente demeure très intéressante en raison des bonis à la signature).
Dans ce scénario, Hutson ne serait devenu admissible à une prolongation de contrat que le 1er juillet 2026. Imaginez s’il avait négocié avec le Canadien après une saison de 75 points ou plus.
Qu’à cela ne tienne, brûler l’année de contrat peut aussi profiter au joueur. C’est une année de moins sans être assujetti au salaire maximal permis par le contrat d’entrée. Mais la réalité demeure plus nuancée.