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Plus de 60 000 doses déjà données aux autochtones

Le ministre Lafrenière s’est aussi fait vacciner vendredi

Photo portrait de Jonathan Tremblay

Jonathan Tremblay

2021-04-24T00:59:32Z

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Dans son comté pour recevoir sa première dose d’AstraZeneca vendredi, le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, a dit se réjouir de la progression de la campagne de vaccination auprès des gens des Premières Nations.

« Ça se passe bien. Il y a déjà plus de 60 000 doses qui ont été données aux gens des Premières Nations au Québec. C’est vraiment une grande majorité. Je suis très heureux », a fait valoir vendredi le député de la circonscription de Vachon.

Vers 10 h 30, Ian Lafrenière, 49 ans, a reçu le vaccin AstraZeneca, réservé aux 45 ans et plus, à la clinique de vaccination COVID-19 du quartier DIX30, à Brossard.

« Mes filles étaient contentes ce matin que j’y aie accès. C’est le soleil à l’horizon. On est sur la bonne voie », a-t-il lancé.

Jovial, l’homme politique a pris soin de saluer tous les employés qui l’ont servi en plus de s’adonner à la rigolade.

« Un vaccin, c’est quand même énervant. Blaguer, ça aide, ça détend l’atmosphère. Tout ce que je veux, c’est de ne pas m’évanouir », a poursuivi le député, en soulignant le travail « incroyable » des employés.

Celui-ci s’était d’ailleurs fait confectionner une chemise à velcro facile à ouvrir au niveau de l’épaule, exprès pour l’occasion.

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Le député de Vachon Ian Lafrenière dans la zone de 15 minutes d’attente, quelques instants après avoir reçu son vaccin, à la clinique du quartier DIX30, à Brossard.
Le député de Vachon Ian Lafrenière dans la zone de 15 minutes d’attente, quelques instants après avoir reçu son vaccin, à la clinique du quartier DIX30, à Brossard. Photo Jonathan Tremblay

Selfie pour la cause

Comme plusieurs personnalités publiques et politiciens, l’ancien policier n’a pas non plus manqué d’immortaliser le moment où l’ergothérapeute prénommée Marie-Hélène l’a piqué dans le bras avec la seringue. Cela fait partie de la stratégie afin de promouvoir le vaccin et peut-être de convaincre les plus réfractaires.

« Plusieurs personnes m’ont challengé à savoir si j’allais recevoir le vaccin. C’est bien beau dire à tout le monde d’y aller, mais il faut démontrer qu’on est capable de le faire nous aussi, a indiqué M. Lafrenière. C’est un engouement qui va se créer de cette façon. »

Même s’il se dit satisfait de la vaccination auprès des autochtones, le politicien est conscient que le processus reste à peaufiner pour les trois nouveaux centres destinés à cette clientèle à Montréal.

Clientèle vulnérable

« On aura des ajustements à faire. Pour la prise de rendez-vous, on voit que ça peut être fastidieux auprès de cette clientèle vulnérable », a-t-il dit, en rappelant qu’il y avait environ 800 autochtones en situation d’itinérance sur l’île.

Cela explique selon lui pourquoi ces centres accueillent tous les gens des Premières Nations qui ont 18 ans ou plus.

« J’ai toujours des voisins qui me demandent : pourquoi pas nous ? Bien, il y a des facteurs qui les mettent à risque [les autochtones], a mentionné M. Lafrenière. Dans les communautés éloignées, il n’y a pas de CHSLD. Et les personnes âgées vivent dans les maisons familiales, créant un problème de promiscuité. On peut avoir 12-13 ou 14 personnes dans une même maison. Si une de ces personnes devait être infectée, on se retrouve avec un feu de foin. Alors, il fallait vacciner ces gens-là rapidement. »

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