Plus de 10 minutes de jeu en 3e période pour Lane Hutson: «Il a fait ça toute sa vie», a souligné Martin St-Louis


Jonathan Bernier
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CALGARY | Dans une course aux séries aussi serrée que celle dans laquelle est impliqué le Canadien, chaque victoire, chaque point sont importants. Malgré ses 21 ans, quand le match est sur la ligne, c’est à Lane Hutson que Martin St-Louis fait confiance pour jouer le rôle de quart.
Ce n’est pas donc surprenant de savoir qu’il a foulé la glace pendant 10 min 21s en troisième période, dont six des 10 dernières minutes de jeu. D’ailleurs, il n’est pas sorti de la surface de jeu durant les deux dernières minutes et 45 secondes.

À l’inverse, ce qui l’est, c’est que le jeune défenseur s’acquitte de cette tâche avec le flegme d’un vétéran de 10 saisons.
«Lane a fait ça toute sa vie. Maintenant, il essaie de le faire à ce niveau et il démontre qu’il en est capable», a lancé l’entraîneur-chef du Canadien au terme de la défaite.
Sauf que depuis le temps qu’on nous rebat les oreilles, avec raison, sur le fait que la marche est très haute entre la LNH et le niveau junior ou celui de la NCAA, il y a de quoi se gratter la tête lorsqu’on le voit à l’œuvre.
«Je sais qu’il s’agit d’un niveau très élevé, mais ce n’est rien de différent pour lui, a poursuivi St-Louis. Je ne pense pas qu’il ait placé la LNH sur un piédestal. C’est un bon jeune. Il est très humble, mais il croit en ce qu’il fait, peu importe le niveau.»
Dobes, comme un voltigeur
Il faut dire aussi qu’à 21 ans, le réservoir d’énergie se vide moins rapidement. Surtout après avoir fait le plein pendant la pause des 4 nations. De plus, certains joueurs, et ça semble le cas pour lui, deviennent encore plus efficaces lorsqu’ils ne demeurent pas sur le banc trop longtemps.
«Parfois, quand tu as autant de temps de glace, tu te sens bien et tu sens une espèce de momentum s’amener. Je me sentais bien, a raconté le principal intéressé. J’aurais aimé aider à faire la différence, mais ce n’est pas arrivé.»
Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Autant de sa part que de celle de ses coéquipiers. Si on fait exception de la première période, où il a éprouvé des ennuis à sortir de son territoire, le Canadien a joué suffisamment bien pour espérer l’emporter.
«On a eu nos occasions, a souligné Suzuki. Parfois, il faut simplement donner le crédit à l’adversaire. Ils ont bloqué des tirs, leur gardien a fait de gros arrêts. Ça fait qu’on est arrivé à court.»
Du côté du Canadien, Jakub Dobes n’a pas mal fait. Après tout, il n’a cédé qu’une fois de plus que Dustin Wolf. Sauf qu’à quelques occasions, il s’est battu avec la rondelle.
Il a offert de longs retours sur des lancers qu’il aurait dû maîtriser, ce qui a donné lieu à des arrêts spectaculaires sur les deuxièmes tentatives des Flames. C’est beau dans les faits saillants, mais c’est comme les voltigeurs au baseball qui captent des ballons en plongeant: quand ils le font à répétition, c’est parce que leur technique de base n’est pas à point.