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Plus dangereux que Saint-Sauveur?

Sarah et Denisa saluent­­­­ leurs premiers snowbirds de l’année, rue Atlanta, à Delray, en Floride.
Sarah et Denisa saluent­­­­ leurs premiers snowbirds de l’année, rue Atlanta, à Delray, en Floride. Photo Réjean Tremblay
Photo portrait de Réjean Tremblay

Réjean Tremblay

2020-12-12T05:00:00Z

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WEST PALM BEACH | On fait beaucoup peur aux Québécois qui seraient tentés de s’offrir le plaisir de quelques semaines de soleil sur les plages de la Floride.

• À lire aussi: Un hiver différent pour nos snowbirds: des Québécois partent vers le Sud coûte que coûte

Est-ce que le voyage est compliqué ? Pas du tout. L’aéroport est désert quand on se pointe au comptoir d’Air Canada vers 7 h. Pour la première fois en 30 ans, les voyageurs sont traités en clients et non en bandits de grand chemin. On nous remercie de prendre l’avion.

Tout le reste est aussi facile. Comme il n’y a pas de monde, l’inspection des bagages à la sécurité est rapide. Puis on pose les questions habituelles sur les symptômes de la COVID-19, on prend votre température et on se dirige vers les douanes américaines. 

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Il n’y a pas de questions autres que de savoir si on a été en contact avec un malade de la COVID-19 et le lieu de destination du voyage. 

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À chaque étape, le personnel comme le voyageur porte un masque. 

Quant aux assurances couvrant les frais d’hospitalisation causés par la COVID-19, Patrick Labelle, des Services Direct Travel, explique que le prix peut varier de 50 $ à 500 $ selon l’âge du voyageur et la durée du séjour en Floride.

Une police pour un client de 35 ans pendant deux semaines ou de 75 ans pendant trois mois ne coûtera pas le même prix. Il faut noter par ailleurs que de nombreuses polices d’assurances privées couvrent déjà le risque de la COVID-19.

MASQUÉS DANS L’AVION

Tous les agents de bord portent le masque, ainsi que les clients. Il n’y a pas de repas servi à votre siège avec le chariot habituel. Si vous avez faim, vous commandez et on vous apporte votre repas dans une boîte en carton.

Le service des boissons est régulier. Café, jus de fruits ou boissons gazeuses---.

À l’aéroport de Fort Lauderdale, c’est la routine habituelle. Sauf que tout le monde porte le masque obligatoire. 

C’est Marcel, un ex-beau-frère, qui est venu nous chercher. Il a conservé son masque dans le VUS et nous a demandé de faire de même.

Vers 5 h, souper chez Dominic, un resto italien de Lake Worth. On se lave les mains à l’entrée en portant son masque. Le personnel est masqué et après le repas, on sort par une deuxième porte.

Au Wynn Dixie, tout le monde porte l’éternel masque. La seule différence, c’est qu’on fournit le linge nettoyant pour qu’on essuie soi-même la poignée du chariot. Au Québec, chez IGA, un employé nettoie la poignée.

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À l’intérieur du magasin, routine identique à notre IGA ou notre Metro. Sauf les flèches sur le sol. 

Sur la plage, en semaine, la distanciation sociale est absolue. Facile, il n’y a pas les milliers de snowbirds habituels. On n’a pas vérifié les week-ends.

WILTON DRIVE... MASQUÉE

Le samedi, on est allés manger chez Chef Nate, sur Wilton Drive à Fort Lauderdale. Nous avons mangé sur la terrasse installée directement sur le trottoir.

Mêmes précautions. Même sentiment de sécurité. Plus de la moitié des gens dans la rue portent le masque. 

Il faut préciser que toutes les boutiques et les magasins sont ouverts.

Mais à Fort Lauderdale, les bornes à produits désinfectants sont omniprésentes. Les gens semblent conscients du danger. Il faut dire que les grands rassemblements républicains sont chose du passé.

Pendant la soirée, coup de téléphone chez un voisin à Sainte-Adèle. Il revenait de Saint-Sauveur, le nouveau Saint-Tropez de Montréal, et il s’inquiétait---.

« La rue principale était bondée, cordée par des gens qui ne portaient pas de masque et qui ne respectaient absolument pas toute distanciation sociale », a expliqué Robert Reeves. 

Mais que ce soit dans les Laurentides ou en Floride, il est certain que le coronavirus rôde. La chance joue un rôle. La prévention aussi. Et bien honnêtement, ce que j’ai vu en Floride est aussi rassurant qu’à Saint-Sauveur.

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