Plongez dans les coulisses de «Prescott», la série policière qui s’annonce explosive
«Prescott» sera disponible sur illico+ en 2026
Marjolaine Simard
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Plongez dans l’univers de Prescott, la nouvelle série policière imaginée et coécrite par la comédienne et scénariste Anie Pascale. Nous avons eu un accès exclusif aux coulisses lors d’une journée de tournage dans un bar du quartier Tétreaultville, à Montréal. Une belle occasion de rencontrer la distribution impressionnante et d’en connaître davantage sur les intrigues qui nous tiendront en haleine.
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Comme l’explique la comédienne Anie Pascale, qui enfile cette fois les chaussures d’auteure: «L’histoire se déroule dans le petit village de Prescott, dominé par un pénitencier fédéral librement inspiré du village de La Macaza, près du Mont-Tremblant.»

«Je trouvais fascinant cet univers où, chaque fin de semaine, les proches des détenus débarquent pour les visites. Dans la série, ils transitent pour la plupart par le motel restaurant-bar Prescott, tenu par Valérie Trudeau, incarnée par Catherine Chabot. Et c’est justement dans son motel qu’on tourne une scène aujourd’hui.»


La série met en lumière deux grandes familles rivales, les Trudeau, dont est membre Valérie, et les Meunier, propriétaires d’une cimenterie. «Le conflit remonte au moment où les Meunier ont vendu leurs terres pour permettre la construction de la prison, ce qui a dévalué celles des autres. Je voulais aussi explorer cette rage transmise de génération en génération. Comment fait-on pour arrêter ce cycle?», confie Anie Pascale. Pour ajouter au suspense, Valérie découvre un cadavre sur sa propriété. Cette découverte la force à mener sa propre enquête en compagnie de son fils Jordan, incarné par Lévi Doré.

Le village fictif de Prescott se trouve non loin de la frontière américaine, mais pour les besoins de la production, le décor du motel de Valérie est campé dans une taverne de Tétreaultville, à Montréal. Le réalisateur Julien Hurteau s’est arrêté quelques minutes pour nous situer la scène tournée lors de notre passage. «Pour construire un Prescott crédible, on a filmé un peu partout: autour de Huntingdon, à Sorel, à Saint-Dominique et, comme aujourd’hui, à Montréal, explique-t-il. Dans la séquence tournée actuellement, le motel de Valérie vient d’être vandalisé par les Meunier. Incapable d’assumer les réparations, elle a trouvé des moyens, disons, pas tout à fait légaux pour éponger ses dettes. Lorsque ses enfants, Derek et Jordan (Léokim Beaumier-Lépine et Lévi Doré), débarquent au motel, ils réalisent qu’elle a entre les mains beaucoup d’argent. Ils la questionnent sur la provenance de cette somme. On découvre aussi la dynamique tendue avec son fils Derek qu’elle a eu avec Shawn Meunier (Marc Beaupré), membre du clan rival. Derek est fortement influencé par son père, un homme dangereux, manipulateur et capable du pire. Valérie tente de retisser des liens avec lui, mais tout reste fragile.»

Valérie Trudeau (Catherine Chabot)
Une femme forte et courageuse

«Valérie vient d’un petit village où tout le monde manigance, où chacun a un secret et où personne n’est tout à fait net, explique Catherine Chabot. Les Meunier veulent mettre la main sur son motel restaurant-bar et ils sont prêts à tout pour y arriver. Ils convoitent aussi une parcelle de son terrain, traversée par un chemin qui longe la frontière américaine, un lien parfait pour leurs magouilles. Mais Valérie refuse de vendre. C’est une femme forte, solide, qui a un courage immense. Elle a grandi dans un milieu dur et elle est capable d’affronter des situations que, moi, dans la vie, je ne pourrais jamais supporter. Elle n’a pas peur. C’est le genre de fille qui peut marcher seule dans le bois la nuit avec zéro stress!»
Gilles Meunier (Jean L’Italien)
Le patriarche avide de pouvoir

«Gilles Meunier, c’est le chef du clan et le propriétaire de la cimenterie du coin, explique Jean L’Italien. Au village, c’est un homme très influent. Quand il entre quelque part, il occupe tout l’espace. Les gens ne l’aiment pas vraiment... ou alors ils le craignent. Son moteur, c’est le pouvoir. Il veut réussir coûte que coûte et il est convaincu d’agir pour le bien, même quand il impose ses volontés. Il peut paraître impitoyable. Il veut racheter le motel restaurant-bar de Valérie Trudeau, sans aucune considération pour ce que ce lieu représente pour elle. Et quand les choses ne vont pas dans son sens, il n’hésite pas à user de menaces et de pression pour arriver à ses fins.»
Shawn Meunier (Marc Beaupré)
Le fils et homme de main

«Quand la série commence, c’est vraiment “les Meunier contre les Trudeau”, raconte Marc Beaupré. On veut savoir si notre gang va réussir à prendre le dessus sur l’autre; bref, à être les kings du village. Les Meunier contrôlent pas mal le territoire. Moi, j’incarne un des fils de Gilles Meunier, le patriarche. C’est lui qui fait la job sale. Tout ce qui touche au crime organisé, c’est souvent mon personnage qui l’exécute. Il veut que les choses avancent vite, mais son impulsivité va le mettre dans le trouble plus d’une fois. Lui et Valérie ont le même âge et ils se connaissent depuis toujours. Il y a même déjà eu quelque chose entre eux. Ils ont eu un fils, Derek, ce qui les relie, qu’ils le veuillent ou non!»
Jordan Trudeau (Lévi Doré)
Le bon fils

«Jordan est au début de la vingtaine. Il est né à Prescott, et là-bas, c’est rough: la cimenterie, la prison, le motel de sa mère Valérie... Il a littéralement grandi dans la poussière, raconte Lévi Doré. C’est un gars tatoué partout, même dans le cou. Il est gardien de prison à Prescott, où il côtoie toutes sortes de détenus, même de gros joueurs de certaines organisations criminelles. Malgré ça, il reste loin de toute magouille. Et en plus, il donne un coup de main à sa mère au motel.»
Sylvain Trudeau (Blaise Tardif)
Un cousin important

«Sylvain, c’est le cousin de Valérie. C’est un bon gars, mais il traîne ses démons... Il se bat contre l’alcoolisme. Lui et Valérie sont très proches. Ils travaillent ensemble au motel, et elle garde un œil sur lui parce qu’il a tendance à boire. Mais lui aussi est là pour elle, vraiment présent.»
Claire Sullivan (Marilyse Bourke)
Une enquêtrice amoureuse

«Claire, c’est une policière enquêtrice à la SQ, explique Marilyse Bourke. Quand Patrick Lemay (Étienne Pilon) arrive à Prescott pour diriger le pénitencier par intérim, elle devient un peu sa référence. Comme il ne connaît rien du coin, elle l’aide à comprendre comment ça marche là-bas. Elle commence aussi à avoir un kick sur lui. Elle le trouve cute, mais elle peut devenir un peu insistante; quand ça n’avance pas comme elle veut, elle réagit mal. Et comme Claire sent que Patrick a un petit faible pour Valérie, elle ne le prend pas du tout. Ça crée une vraie rivalité!»
Entrevue avec Étienne Pilon
Un inconnu vient diriger le pénitencier

Étienne, ton personnage débarque à Prescott dès le début de la série. Qui est-il, exactement?
Patrick Lemay, ce n’est pas un gars du coin, et c’est justement ce qui le rend intéressant. Il a ce côté mystérieux de l’étranger qui arrive dans une petite ville où tout le monde se connaît, mais dont on ignore les véritables intentions. On se demande ce qu’il fait là... et surtout, de quel côté il est.
Prescott semble être un univers où tout le monde a quelque chose à cacher...
Oui, complètement. Il y a la prison, les clans Meunier et Trudeau, le motel restaurant-bar de Valérie Trudeau, la cimenterie de Gilles Meunier... Et tout ce beau monde ne joue pas forcément franc jeu. Gilles Meunier rêve de racheter les établissements des Trudeau pour contrôler le village au complet. On sent qu’il y a une vieille rivalité entre ces deux familles, comme ça arrive souvent dans les petits milieux. Et Patrick débarque là-dedans. Est-il lié à quelque chose qu’on ignore? C’est ce qu’on va découvrir.
Son intention en arrivant à Prescott n’est pas très claire...
Exactement. Il arrive avec un but précis, mais ce but va finalement s’avérer flou. C’est ce qui crée le mystère autour de lui. Les gens du coin se demandent: «C’est qui, lui? Pourquoi il est là? Qu’est-ce qu’il veut vraiment?» Et c’est exactement ce qu’on veut que le public ressente aussi.
Dans la description du personnage, on dit que c’est un beau gars, un peu ténébreux. Va-t-il user de ses charmes?
Patrick ne joue pas là-dessus. Je ne l’ai pas interprété comme quelqu’un qui est conscient de son pouvoir de séduction, sinon il serait vite devenu un simple playboy. Mais oui, il va faire battre des cœurs, c’est certain. Cela dit, son objectif est ailleurs, et on va le découvrir assez rapidement.
Parmi ces cœurs qu’il fait battre, il y a celui de Valérie Trudeau, interprétée par Catherine Chabot?
Oui. Leur rencontre est complètement inattendue. Et ça va bouleverser la trajectoire de Patrick. Je pense qu’il aurait pu débarquer, régler ce qu’il voulait régler et repartir, mais quelqu’un va l’attirer, le retenir. Ça va le déstabiliser et ajouter une dimension plus humaine à sa quête.
On apprend aussi qu’il va collaborer avec la policière Claire Sullivan, jouée par Marilyse Bourke...
Effectivement, nos personnages vont devoir collaborer. Claire va développer des sentiments pour Patrick qui, lui, semble attiré par Valérie. On se retrouve donc dans un triangle amoureux un peu complexe, où les émotions se mêlent à l’enquête et au mystère.
Donc, pas de famille qui l’attend ailleurs, pas de femme ni enfant?
Non. Il n’a pas une femme ni un enfant qui l’attendent quelque part. Il vient à Prescott pour régler quelque chose, un point c’est tout. Mais le village, les gens, l’ambiance, et surtout Valérie, vont finir par le retenir. Et on va vite remarquer qu’il y a des étincelles entre eux.